février : un avenir à vivre

Par : Résultats Canada Publié le 25/02/2026

« Le besoin est urgent. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Ensemble, nous pouvons et devons tenir la promesse d’une meilleure santé et d’une meilleure nutrition pour toutes les femmes, tous les enfants et tous.tes les adolescent.e.s, partout dans le monde. » - Austin Demby Président, ministre de la Santé et de l’Assainissement, Sierra Leone

Il y a un an, dans un centre de santé de Kigoma, au nord-est de la Tanzanie, les médecins ont sauvé le bébé de Dorcas, qui était né avec un poids insuffisant et souffrait de complications potentiellement mortelles. Elle avait prévu d’accoucher à domicile, mais les travailleurs.euses de la santé formé.e.s de sa communauté ont reconnu le danger, l’ont orientée à temps et se sont assuré.e.s qu’elle arrive à l’hôpital en ambulance. Sans cette chaîne de soins, son enfant serait probablement décédé.

Des histoires comme celle de Dorcas illustrent une réalité plus large : pendant des décennies, le monde a fait des progrès constants dans la réduction de la mortalité infantile, et, depuis 2000, la mortalité des moins de cinq ans a diminué de plus de la moitié. Les preuves sont claires : l’accès aux services essentiels de santé et de nutrition sauve des vies. Et ce sont les investissements publics et les réformes du système de santé qui ont rendu cet accès possible et durable.

Mais ces progrès restent fragiles.

Avec la baisse de l’aide publique au développement, les établissements de santé ferment, les travailleurs.euses de la santé perdent leur emploi, et les chaînes d’approvisionnement médical sont perturbées. Les projections suggèrent que 2025 pourrait être la première année de ce siècle où le nombre de décès d’enfants aura augmenté, avec 200 000 jeunes vies supplémentaires perdues par rapport à 2024, ce qui nous rappelle de manière saisissante à quelle vitesse les progrès peuvent être réduits à néant.

La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en augmentant son engagement pour la période 2026-2030 (chiffre exact à venir).

raisons pour lesquelles le Canada doit s’engager maintenant

  • Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les pays du G7, qui représentent ensemble environ les trois quarts de l’aide publique au développement, devraient réduire leurs dépenses d’aide de 28 % en 2026 par rapport aux niveaux de 2024.   
  • Ces réductions toucheront le plus durement les pays les plus pauvres et les services essentiels. À ce rythme, jusqu’à 16 millions d’enfants supplémentaires pourraient mourir d’ici 2045. 
  • Depuis la publication des chiffres de l’OCDE, le Canada a également annoncé une réduction de 2,7 milliards de dollars sur quatre ans de l’enveloppe d’aide internationale, malgré la promesse du premier ministre Mark Carney. 
  • Les réductions opérées par les États-Unis à elles seules risquent de priver des millions d’enfants de services essentiels de santé et de nutrition et de provoquer plus de 4,5 millions de décès chez les enfants de moins de cinq ans d’ici 2030. En d’autres termes, un enfant de moins de cinq ans pourrait mourir toutes les 40 secondes d’ici 2030. 
  • D’ici 2030, le taux de mortalité infantile projeté devrait demeurer à 36 décès pour 1 000 naissances vivantes, ce qui signifie que la cible de 25 décès pour 1 000 naissances vivantes fixée par les Objectifs de développement durable de l’ONU ne sera pas atteinte.  

Avec la diminution de l’aide internationale, de nombreux gouvernements sont confrontés à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un alourdissement de dettes publiques. Les familles sont souvent contraintes de payer de leur poche les soins essentiels, ce qui rend les services vitaux inaccessibles aux enfants les plus marginalisé.e.s. C’est pourquoi de nouvelles approches pour financer la survie infantile sont plus importantes que jamais.

entrée en scène du Mécanisme de financement mondial en faveur des femmes, des enfants et des adolescent.e.s

Grâce au leadership du Canada, dans le cadre de l’appui à l’Initiative de Muskoka du G8, le Mécanisme de financement mondial (GFF) a été lancé en 2015 pour accélérer les efforts visant à mettre fin aux décès évitables chez les mères, les nouveaux.elles-né.e.s, les enfants et les adolescent.e.s d’ici 2030. Le GFF aide les pays à financer leurs propres priorités en matière de santé, en particulier celles liées à la survie infantile et à la survie des mères, en combinant les ressources nationales avec les investissements d’autres pays, de la Banque mondiale et du secteur privé.

Et ça marche.

Les 36 pays partenaires du GFF ont réduit leurs taux de mortalité maternelle et infantile ainsi que les naissances chez les adolescentes ont élargi l’accès à la planification familiale moderne, et les trois quarts d’entre eux ont diminué leurs taux de retard de croissance chez les enfants (faible taille pour l’âge causée par la malnutrition). 

comment fonctionne le GFF

  • Dirigé par les pays et efficace : Le GFF relie les financements des donateurs.rices aux plans nationaux de santé, en concentrant les ressources sur les services les plus efficaces pour les femmes et les enfants. 
  • Petites subventions, effet de levier important : Les petites subventions du GFF attirent des financements beaucoup plus importants de la Banque mondiale, multipliant ainsi les ressources consacrées à la santé. 
  • Investissement rentable : Pour moins de 100 dollars par personne et par an, des soins de santé primaires efficaces peuvent prévenir jusqu’à 90 % des décès d’enfants. Les pays du GFF réduisent leur taux de mortalité plus rapidement que la moyenne mondiale. 
  • Des économies plus fortes et de meilleurs partenaires commerciaux : Le GFF aide les enfants à rester en santé et à demeurer à l’école. Des populations en meilleure santé et mieux éduquées sont plus productives tout au long de leur vie, ce qui élargit les futurs bassins de main-d’œuvre, les marchés de consommation et les partenaires commerciaux.  
  • Transition de l’aide vers des partenariats mutuellement bénéfiques : À mesure que les pays progressent et réduisent la mortalité, plusieurs d’entre eux cesseront de bénéficier du financement du GFF et se réengageront en tant que partenaires économiques et de connaissances. 
  • Une plus grande stabilité mondiale : En soutenant des systèmes de santé fiables et abordables et la création d’emplois, le GFF aide les pays à gérer les transitions démographiques et économiques, ce qui réduit les inégalités, les troubles sociaux et les migrations forcées.   

Le GFF ne remplace pas l’aide internationale, il la multiplie, en aidant les pays à mettre en place les systèmes de santé dont les enfants ont besoin pour survivre et s’épanouir. En Tanzanie, l’appui du GFF et d’autres partenaires a contribué à concrétiser les plans nationaux par des services offerts sur le terrain, garantissant que des mères comme Dorcas et leurs enfants aient accès à des soins de santé primaires de qualité, y compris dans les communautés les plus reculées. 

Aujourd’hui, alors que les budgets mondiaux consacrés à l’aide humanitaire sont réduits et que les progrès réalisés en matière de survie infantile risquent d’être réduits à néant, le Canada a une occasion unique de prendre les devants. Le Canada est fier de sa longue tradition de défense de la survie infantile à l’échelle mondiale. Un engagement renouvelé envers le Mécanisme de financement mondial aiderait les pays partenaires à fournir :

  • Contraceptifs modernes pour 254 millions de femmes et d'adolescentes
  • Soins prénataux précoces pour 126 millions de femmes enceintes
  • Accouchements en milieu hospitalier pour 194 millions de femmes enceintes
  • Initiation précoce à l'allaitement maternel pour 146 millions de nouveau-né.e.s
  • Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche pour 208 millions d'enfants

Le moment est venu pour le Canada de passer à l’action. En renouvelant son soutien au GFF, nous pouvons préserver les progrès accomplis et donner à chaque enfant la chance de survivre et de s’épanouir.

La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en augmentant son engagement pour la période 2026-2030 (chiffre exact à venir).

dernières nouvelles de nos campagne 

#GagnerLeCombat

  • Le Canada s'est engagé à verser 1,02 milliard de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme lors du huitième sommet de reconstitution des ressources à Johannesburg. Cela représente une réduction de près de 16 % par rapport à son engagement précédent en 2022. Results Canada, aux côtés de plus de 20 organisations, a publié une déclaration commune exprimant notre inquiétude, car cette annonce compromet les progrès réalisés dans la lutte contre trois des maladies infectieuses les plus mortelles au monde et affaiblit la crédibilité du Canada en tant que partenaire mondial fiable.

histoire

Photo : Safer Births

L’une des initiatives les plus réussies en Tanzanie est le programme Safer Births Bundle of Care. Ce programme, dirigé par le ministère de la Santé en collaboration avec le GFF, veille à ce que les travailleurs.euses de la santé disposent des compétences et des outils nécessaires pour prendre en charge les complications courantes pouvant entraîner des décès maternels ou néonatals.

En débloquant des fonds de la Banque mondiale pour développer ce projet, le GFF a aidé le ministère tanzanien de la Santé à étendre ce projet à plus de 150 établissements et a permis à plus de 4 000 travailleurs.euses de la santé de bénéficier d’une formation. L’objectif est désormais d’étendre le projet à toutes les régions.

vidéo

Malgré les défis mondiaux, du changement climatique aux conflits en passant par la dette, les pays partenaires du GFF montrent que des progrès sont encore possibles.


février - Mois de l’histoire des Noir.e.s
du 1 au 7 février - Semaine du développement international
5 février - Lancement d'action de Résultats Canada
Consultez notre calendrier complet des dates clés.

mots-clés

Survie infantile
Survie maternelle
Réductions
Mécanisme de financement mondial

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#polcan
#ProgrèsÀProtéger 

contactez votre député.e

Communiquez par courriel avec votre député.e pour lui présenter le Mécanisme de financement mondial et lui expliquer pourquoi il s’agit d’un investissement judicieux pour le Canada, surtout à une époque où les ressources sont limitées et où les besoins mondiaux ne cessent de croître.

Mettez en évidence la façon dont le GFF aide les pays à définir et à diriger leurs propres priorités en matière de santé, tout en optimisant chaque dollar investi. Assurez-vous de mettre en valeur l’impact humain de cette approche, notamment le fait que le renforcement des soins de santé primaires rapproche les services essentiels des communautés et contribue à sauver la vie des mères et des enfants.

Informez votre député.e que du 1er au 7 février se tiendra une nouvelle édition de la Semaine du développement international. C’est l’occasion pour toustes les agent.e.s de changement de se réunir et de mettre en avant les efforts mondiaux déployés pour réduire la pauvreté et promouvoir le développement durable à travers le monde.

Conseil d’expert.e : Utilisez notre modèle « ÉPIC » of effective communication to get your message across clearly.

écrivez une lettre ouverte aux journaux

Profitez de la Semaine du développement international pour rédiger une lettre ouverte aux journaux soulignant le leadership du Canada en matière de survie infantile et des mères, notamment grâce au Mécanisme de financement mondial, que le Canada a contribué à lancer en 2015. Toutes les informations sont disponibles dans notre appel à l’action.

La semaine offre une occasion naturelle de rappeler aux décideurs.euses et au public que le GFF est un modèle novateur qui maximise l’impact de chaque dollar que le Canada investit dans le développement international, en mobilisant des ressources nationales, des financements de donateurs.rices et des fonds de la Banque mondiale. Plus important encore, elle soutient des systèmes de santé durables et détenus par les pays qui garantissent la survie des mères après l’accouchement et la bonne santé des enfants pendant leur croissance.

N'oubliez pas d'envoyer votre lettre ouverte aux journaux pour qu'elle ait le plus de chances d'être publiée ! Reportez-vous aux lettres d'autres bénévoles, sans toutefois tomber dans le piège de copier le style d'autres personnes. N'oubliez pas de nous dire que vous avez passé à l’action !

suivez ces directives étape par étape pour rédiger une lettre ouverte aux journaux

Nos bénévoles consacrent en moyenne 1 à 2 heures à la recherche et à la planification, 30 minutes à la rédaction de leur projet et 15 minutes à sa soumission aux journaux. 

  1. Lisez notre appel à l'action actuel et prenez note de la « demande ». 
  2. Effectuez une recherche sur l’enjeu en question en lisant les nouvelles ou en consultant des sources fiables (comme l’Organisation mondiale de la santé). 
  3. Rédigez votre lettre ouverte aux journaux. Elle n’a pas besoin d’être parfaite et vous n’avez pas besoin non plus d’être un.e expert.e pour avoir une opinion.
    • Dressez la structure de votre lettre en utilisant le modèle « ÉPIC »
    • Synthétisez au maximum – 150 à 200 mots. Plus votre lettre sera claire et concise, plus vous aurez des chances qu’elle soit publiée. 
    • Concentrez-vous sur votre point de vue à vous et parlez avec votre cœur tout en appuyant votre opinion avec des faits tirés de notre appel à l'action et de vos recherches. 
    • Rappelez-vous de mentionner le problème dès le départ et d’inclure une solution au problème soulevé – qui est généralement la « demande » se trouvant dans l' appel à l'action
    • Rédigez un titre accrocheur qui attirera l’attention de vos lecteurs et lectrices. 
    • Révisez votre texte en vous assurant qu’il respecte un langage inclusif. Jetez un œil aux meilleures pratiques pour adopter une approche anti-oppression. 
  4. Déterminez si vous envoyez votre lettre ouverte à un seul journal ou à plusieurs. Si vous le transmettez à plusieurs journaux, ajoutez leurs adresses courriel dans le champ Bcc. Utilisez notre liste decontacts médias for options.  
  5. Appuyez sur « envoyer » – félicitations ! N'oubliez pas de nous faire savoir que vous avez envoyé une lettre au moyen de notre formulaire ou en informant votre chef.fe de groupe. Si vous ne faites pas partie d'un groupe, contactez-nous à action@resultscanada.ca. Si vous n'êtes pas encore bénévole, joignez-vous à nous !!
  6. Envoyez votre lettre ouverte à votredéputé.e— même si elle n’a pas encore été publiée —pour leur faire part de votre opinion. 

votre lettre a-t-elle été publiée?

  1. Effectuez une recherche sur Internet avec votre nom et une phrase clé tirée de votre lettre ouverte quelques semaines après l’avoir soumise si vous n’avez toujours pas eu de nouvelles.  
  2. Si votre lettre est publiée, remplissez ce formulaire
  3. Partagez-le sur les médias sociaux et assurez-vous de taguer @ResultsCda et votre député.e ! 
  4. Continuez de soumettre des lettres ouvertes aux journaux pour nos futurs appels à l’action et vous pourriez devenir un expert en édition comme Adil.
  • Jetez un œil à notre ressource éducative pour en apprendre plus sur la rédaction de lettres ouvertes aux journaux (15 min.)
  • Faites le lien entre votre lettre ouverte et un enjeu d’actualité – référez-vous à notre liste dedates importantes, mots-clics, étiquettes et mots-clés.
  • Répondez à un article publié récemment. Cela pourra vous servir d’accroche.
  • Collaborez avec d’autres bénévoles. Rien ne vous empêche de soumettre une lettre écrite à plusieurs mains!
  • Vous parlez une autre langue ? Soumettez votre lettre ouverte à des journaux qui publient dans cette langue.
  • Considérez écrire une lettre d’opinion si vous avez beaucoup de matériel de recherche et que 200 mots ne suffisent pas !

action contre la TB : illuminer un monument

À une époque où les défis de la santé mondiale se multiplient, il est essentiel de sensibiliser le public aux questions de santé cruciales afin de bâtir des communautés plus saines et plus résilientes et de réduire l’extrême pauvreté. Sensibiliser à la tuberculose (TB) est un moyen puissant de souligner le besoin urgent de systèmes de santé solides qui protègent les populations les plus vulnérables. La TB demeure la maladie infectieuse la plus mortelle au monde, et mettre en lumière cette réalité montre comment investir dans les priorités en matière de santé permet de sauver des vies, de renforcer les communautés et de contribuer à briser le cycle de l’extrême pauvreté.

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose a lieu le 24 mars, mais les préparatifs commencent bien à l’avance ! L’une des principales activités consiste à illuminer les bâtiments et les monuments en rouge afin d’attirer l’attention sur la TB. Cette initiative annuelle a un impact tangible : l’année dernière, un nombre record de 56 monuments à travers le Canada ont été illuminés, démontrant ainsi le pouvoir de l’action collective. Comme l’obtention des autorisations des monuments peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, il est essentiel de passer à l’action rapidement.

Vous pouvez contribuer à rendre la tuberculose impossible à ignorer. Soumettez une demande pour qu’un monument de votre ville ou d’une autre ville canadienne soit illuminé en rouge le 24 mars et contribuez à mettre en lumière la lutte contre la TB.

Comment commencer

Commencez par sélectionner un monument canadien qui accepte les demandes d’illumination commémorative en consultant son site Web et en vous inspirant de la liste de l’année dernière . Confirmez que vous êtes la seule personne à soumettre la demande pour ce site. Ensuite, renseignez-vous sur le processus d’approbation de votre municipalité ou monument et demandez officiellement l’illumination en rouge en reconnaissance de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Répétez ensuite le processus avec d’autres monuments !

Pour obtenir des conseils étape par étape et des astuces sur la manière d’identifier un monument et de préparer votre demande, consultez notre guide..

N’oubliez pas de nous dire que vous avez passé à l’action !

pour communiquer avec nous

Générer la volonté politique nécessaire pour mettre fin à l’extrême pauvreté.
Le changement est possible.
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