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La rédaction d’une lettre ouverte aux journaux permet de faire entendre son opinion rapidement. Elle ne nécessite pas beaucoup de recherche et peut être brève et concise – il suffit de 150 à 200 mots! Quand le temps presse, on choisit de rédiger une lettre ouverte aux journaux.

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Une fois la lettre soumise, on peut chercher notre nom sur internet ou faire un suivi avec le journal pour s’informer si elle a été publiée ou quand elle le sera.

conseil pratique

Votre lettre n’a pas besoin d’être parfaite et il n’est pas nécessaire d’être un.e expert.e pour donner votre opinion. Il suffit d’avoir un enjeu qui vous tient à cœur.

« L’innovation doit aller de pair avec l’inclusion, car les meilleures solutions sont façonnées par les communautés auxquelles elles s’adressent. » 
- Randeep Sarai, Secrétaire d’État au Développement international

En juin, l’éclosion de maladie d’Ebola due au virus Bundibugyo a déclenché le plus haut niveau d’alerte, de l’Organisation mondiale de la Santé, incitant les dirigeant.e.s mondiaux.ales, dont le Canada, à réclamer une réponse mondiale coordonnée. Pendant que les dirigeant.e.s délibèrent, des scientifiques du monde entier se dépêchent de stopper cette souche, ainsi que des dizaines d’autres virus mortels, avant qu’ils ne fassent les manchettes : un virus transmis par les moustiques qui menace à la fois les populations et le bétail dont elles dépendent ; un virus transmis par les chauves-souris qui peut se transmettre aux communautés avec peu de signes avant-coureurs ; une souche de grippe aviaire qui se propage parmi les oiseaux sauvages et d’élevage partout dans le monde, à une seule mutation de pouvoir se transmettre d’un humain à l’autre ; et bien d’autres encore.

Cette course discrète contre ces menaces illustre bien ce qu’est l’innovation axée sur l’impact et l’inclusion : devancer les éclosions avant qu’elles ne deviennent des urgences et veiller à ce qu’une fois qu’un vaccin existe, il parvienne aux personnes qui en ont besoin, peu importe où elles vivent ou ce qu’elles ont les moyens de payer.

Car les pandémies ne menacent pas seulement la santé, elles aggravent la pauvreté et, sans plan solide, elles pourraient coûter au monde 700 milliards de dollars américains par an.

La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.

Au cœur des efforts mondiaux de réponse aux pandémies et de prévention se trouve Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, ou CEPI,, un partenariat mondial réunissant des organisations publiques, privées, philanthropiques et de la société civile. Fondée en 2017, la CEPI accélère le développement de vaccins contre les menaces émergentes. Ce principe, soit l’impact allié à l’inclusion, est intégré à sa stratégie la plus ambitieuse à ce jour, CEPI 3.0, qui finance la Mission des 100 jours : veiller à ce que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces dans les 100 jours suivant la prochaine menace pandémique, et à ce qu’ils soient accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin, et non seulement à celles qui peuvent se permettre d’y accéder en premier.

L’éclosion actuelle d’Ebola a mis cette mission à l’épreuve. Quelques jours après que l’OMS l’a déclarée urgence de santé publique de portée internationale, la CEPI a promis plus de 50 millions de dollars afin d’accélérer le développement et l’évaluation de vaccins expérimentaux, en collaboration avec Gavi, l’Alliance du vaccin, un partenariat que nos bénévoles exhortent depuis longtemps le Canada à soutenir. Une fois qu’un vaccin aura démontré son innocuité et son efficacité, Gavi sera prêt à contribuer à l’acheminer jusqu’aux personnes qui en ont besoin.

’innovation en action, les pandémies qui n’ont pas encore eu lieu

En moins d’une décennie, la CEPI a soutenu plus de 50 vaccins expérimentaux – dont les tout premiers vaccins contre la fièvre de Lassa, le virus Nipah et le MERS jamais testés sur des êtres humains 

  • Fièvre de la vallée du Rift : Ce virus transmis par les moustiques menace à la fois la santé humaine et le bétail dont les familles dépendent pour se nourrir et gagner leur revenu partout en Afrique. La CEPI finance des recherches visant à mettre au point un vaccin qui pourrait protéger à la fois les personnes et les animaux, avant qu’une éclosion ne s’installe. 
  • Virus Nipah : Le virus Nipah peut passer des chauves-souris aux humains sans prévenir, et il n’existe à ce jour aucun vaccin approuvé. La CEPI finance le vaccin expérimental contre le Nipah le plus avancé au monde, qui est actuellement testé auprès de patient.e.s au Bangladesh. 
  • Grippe aviaire : Une souche de grippe aviaire, le H5N1, est déjà largement répandue chez les oiseaux sauvages, la volaille et les bovins partout dans le monde. Si elle devait un jour acquérir la capacité de se transmettre facilement d’un humain à l’autre, le monde devra être prêt. La CEPI appuie l’un des premiers grands essais cliniques chez l’humain d’un vaccin contre cette souche, et utilise l’intelligence artificielle pour aider les scientifiques à concevoir de meilleurs vaccins, plus rapidement. 
  • Virus Marburg : Lorsque le virus Marburg, une maladie apparentée à Ebola dont le taux de létalité peut atteindre 88 %, a frappé le Rwanda, les chercheurs.euses n’ont pas attendu. Un essai vaccinal d’urgence a été lancé seulement dix jours après la déclaration de l’éclosion. Au moment où l’éclosion a pris fin, deux mois plus tard, le Rwanda affichait l’un des taux de létalité les plus faibles jamais observés pour cette maladie, preuve qu’il est possible de passer à l’action rapidement sans renoncer à rejoindre tout le monde. 

Ce type d’action repose sur la solidarité entre les pays. Lors du sommet du G7 de cette année, les dirigeant.e.s se sont engagé.e.s à adopter un modèle de partenariat mutuel, consistant à réaliser des investissements chez iels tout en protégeant les communautés partout dans le monde, et le Canada est bien placé pour jouer un rôle de premier plan. Grâce à des chercheurs.euses de renommée mondiale et à des fabricant.e.s de vaccins bien établi.e.s (voir notre carte pour en savoir plus), les scientifiques canadien.ne.s contribuent déjà à façonner le réseau mondial de la CEPI, en apportant les connaissances scientifiques qui sous-tendent la Mission des 100 jours ainsi que les normes qui déterminent la rapidité avec laquelle un vaccin est mis à la disposition des populations. Comme l’a déclaré Randeep Sarai, Secrétaire d’État au Développement international, lors d’un récent événement organisé par Résultats Canada : « Lorsque nous soutenons l’innovation, nous créons des emplois ici, chez nous, dans de nombreux secteurs. Nous accélérons la mise au point d’outils qui sauvent des vies. Et lorsque nous les déployons à l’échelle mondiale, nous aidons à prévenir les éclosions, à renforcer les systèmes de santé et à sauver des vies. »

La stratégie CEPI 3.0 jouera un rôle clé pour faire progresser ce travail au cours des cinq prochaines années, et le Canada a l’occasion de contribuer à l’orienter. Un nouvel engagement du Canada envers la CEPI serait :

  • un investissement dans l’innovation, l’emploi et l’économie au Canada ;
  • un signal indiquant que l’innovation produite ici est destinée à profiter au monde entier ;
  • un message clair de la part du Canada selon lequel la préparation aux pandémies est un élément central du leadership.

Mais l’innovation seule ne suffit pas. Un vaccin qui existe n’est pas la même chose qu’un vaccin qui parvient jusqu’à vous. C’est pourquoi la CEPI intègre l’équité dans chaque entente qu’elle signe, afin de s’assurer que les vaccins parviennent aux personnes qui en ont le plus besoin, peu importe où elles vivent ou leur capacité de payer. Le Canada est depuis longtemps un chef de file en matière d’équité en santé mondiale, et le soutien à la CEPI représente une occasion de faire avancer cet héritage sur la scène internationale.

la CEPI et la Mission des 100 jours : les retombées de cet investissement 

  • Chaque année, les pandémies coûtent en moyenne 700 milliards de dollars américains à l’économie mondiale. L’ensemble de la stratégie 2027-2031 de la CEPI ne coûte qu’une fraction de ce montant, soit 2,5 milliards de dollars.  
  • CEPI 3.0 a pour objectif de :   
    • financer le développement de vaccins contre les maladies les plus susceptibles de provoquer la prochaine pandémie. 
    • mettre en place des moyens plus rapides pour développer de nouveaux vaccins lorsque des menaces inconnues apparaissent.
    • renforcer les capacités de production dans toutes les régions du monde afin qu’aucun pays ne soit laissé pour compte lorsque la prochaine épidémie se déclarera. 
    • collaborer avec les scientifiques et les fabricants au Canada, ce qui signifie que cet investissement renforce les capacités de recherche et d’innovation en matière de vaccins du Canada tout en protégeant le monde.
  • On estime que les investissements consacrés à la prévention, à la préparation et à la gestion des pandémies génèrent un retour sur investissement significatif de 14 dollars américains pour chaque dollar dépensé.  

Le monde réduit les budgets consacrés à la préparation aux pandémies alors même qu’il devrait faire exactement le contraire. Les pays du G7 sont en passe de réduire leur aide internationale de 28 % par rapport à 2024. Le Canada a réduit son aide internationale de 2,7 milliards de dollars sur quatre ans. Et le Secrétariat international de préparation aux pandémies avertit le monde qu’il est déjà en retard par rapport à la vitesse et à l’ampleur des menaces émergentes.

Le coût du manque de préparation n’est pas abstrait. La COVID-19 a coûté au Canada plus de 624 milliards de dollars et a plongé entre 88 et 115 millions de personnes dans l’extrême pauvreté (vivant avec moins de trois dollars par personne et par jour) à l’échelle mondiale. Un engagement de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la CEPI, soit moins que le coût d’une seule journée de cette intervention, ferait du Canada l’un des principaux.ales investisseurs.euses de la CEPI et enverrait un signal aux partenaires du G7 indiquant que la préparation aux pandémies n’est pas un poste budgétaire à réduire.

L’éclosion de maladie d’Ebola due au virus Bundibugyo n’est pas une prévision ; c’est une réalité déjà en cours. La question est de savoir si les outils, et les communautés qu’ils sont censés rejoindre seront prêts au moment et à l’endroit où ils seront le plus nécessaires. Alors que les États-Unis doivent convoquer une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 en octobre afin de mobiliser un soutien financier plus large pour la réponse, et que la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies aura lieu en septembre, le Canada dispose d’une occasion rare et déterminante de montrer au monde à quoi ressemble, concrètement, une innovation porteuse d’impact et d’inclusion, et de prouver que lorsque le monde avait besoin que des pays se mobilisent, le Canada a répondu présent.

La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.

dernières nouvelles de nos campagne 

sécuriser l’avenir

  • Lors du Sommet du G7 de cette année, les dirigeant.e.s ont manifesté leur engagement envers une réponse coordonnée à l’éclosion de maladie d’Ebola due au virus Bundibugyo et ont réaffirmé l’importance du développement international, deux signes encourageants après une année marquée par des compressions de l’aide. Résultats Canada et ses partenaires du Groupe d’engagement de la société civile du G7 ont travaillé sans relâche pour obtenir ces résultats. Pour la suite, la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, convoquée par les États-Unis, offre au Canada l’occasion d’appuyer la Mission des 100 jours au moyen d’un nouvel engagement envers la CEPI. Le défi consiste maintenant à transformer ces engagements du G7 en mesures concrètes et durables. Consultez notre réponse ici.

histoire

Pour certaines communautés rurales du Bangladesh, un simple verre de jus de palmier-dattier peut receler un secret mortel : cette boisson peut être contaminée par des chauves-souris porteuses du virus Nipah, un agent pathogène qui tue jusqu’à 75 % des personnes qu’il infecte. Pour le Dr K. Zaman, qui dirige le tout premier essai clinique de phase II sur un vaccin contre le virus Nipah au Bangladesh, l’espoir est que ces travaux permettent de sauver des vies au sein des communautés les plus exposées.

vidéo

Que faudra-t-il pour que la communauté internationale parvienne à mettre au point et à rendre accessibles, en 100 jours, des vaccins sûrs et efficaces contre de nouveaux agents pathogènes ? Et pourquoi est-il essentiel que la communauté internationale mène à bien cette Mission des 100 jours ? Apprenez-en davantage dans cette vidéo de la CEPI.

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