April campaign: Born to Thrive

Par : Résultats Canada Publié le 06/05/2026

« Nous sommes les yeux et les oreilles de notre population, et nous savons ce qui se passe dans chaque famille. Nous faisons partie intégrante de la communauté, nous redonnons confiance aux familles et nous leur offrons un accès à des services indispensables. » 
- Blanca Flor Rosales Borrego, travailleuse de santé communautaire, Pérou

Dans le district de Nchelenge, en Zambie, Dygrace Lukwesa fait du porte-à-porte dans les villages de sa communauté, soignant les enfants malades, aidant les femmes à accoucher en toute sécurité et apprenant aux parents comment protéger leur famille contre la malnutrition. Dans ces communautés isolées, Dygrace est bien plus qu’une travailleuse de santé. Elle représente un soutien essentiel, maintenant les familles en vie et en lien avec les soins indispensables, une figure reconnue et profondément digne de confiance.

Mais depuis les coupes budgétaires drastiques et soudaines imposées l’année dernière par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Dygrace et bon nombre de ses collègues n’ont pas été payé.e.s pour leur travail. Comme de nombreux.ses travailleurs.euses de la santé, de première ligne, iels sont profondément dévoué.e.s aux communautés qu’iels servent, mais iels doivent aussi subvenir aux besoins de leur propre famille. Sans rémunération, certain.e.s sont contraint.e.s de prendre la douloureuse décision de quitter un travail vital pour gagner un revenu et nourrir leurs enfants. Lorsque cela se produit, le pont déjà fragile entre les communautés isolées et des systèmes de santé surchargés s’affaiblit encore davantage.

Pour chaque dollar investi dans les programmes nationaux de travailleurs.euses de santé communautaire, les gouvernements peuvent obtenir un rendement pouvant atteindre dix dollars. Mais lorsque ces personnes ne peuvent pas faire leur travail, les conséquences sont immédiates et profondes. Chaque journée manquée signifie des enfants non vacciné.e.s, des femmes enceintes privées de soutien essentiel et des cas de malnutrition qui passent inaperçus. Les maladies se propagent plus facilement, les décès évitables augmentent et des décennies de progrès en santé maternelle et infantile risquent d’être compromises.

C’est pourquoi il est essentiel d’effectuer un investissement durable dans les travailleurs.euses de première ligne.

Le Mécanisme de financement mondial (GFF) reconnaît le rôle indispensable des travailleurs.euses de la santé communautaire dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires, surtout dans les zones reculées, isolées ou affectées par des conflits.

La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en s'engageant à verser 340 millions de dollars au cours des cinq prochaines années lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril.

comment fonctionne le GFF

  • Dirigé par les pays et efficace : Le GFF relie les financements des donateurs.rices aux plans nationaux de santé, en concentrant les ressources sur les services les plus efficaces pour les femmes et les enfants. 
  • Petites subventions, effet de levier important : Les petites subventions du GFF attirent des financements beaucoup plus importants de la Banque mondiale, multipliant ainsi les ressources consacrées à la santé. 
  • Investissement rentable : Pour moins de 100 dollars par personne et par an, des soins de santé primaires efficaces peuvent prévenir jusqu’à 90 % des décès d’enfants. Les pays du GFF réduisent leur taux de mortalité plus rapidement que la moyenne mondiale. 
  • Des économies plus fortes et de meilleurs partenaires commerciaux : Le GFF aide les enfants à rester en santé et à demeurer à l’école. Des populations en meilleure santé et mieux éduquées sont plus productives tout au long de leur vie, ce qui élargit les futurs bassins de main-d’œuvre, les marchés de consommation et les partenaires commerciaux.  
  • Transition de l’aide vers des partenariats mutuellement bénéfiques : À mesure que les pays progressent et réduisent la mortalité, plusieurs d’entre eux cesseront de bénéficier du financement du GFF et se réengageront en tant que partenaires économiques et de connaissances. 
  • Une plus grande stabilité mondiale : En soutenant des systèmes de santé fiables et abordables et la création d’emplois, le GFF aide les pays à gérer les transitions démographiques et économiques, ce qui réduit les inégalités, les troubles sociaux et les migrations forcées.   

En tant que partenaire clé soutenant l'objectif de la Banque mondiale d’aider 1,5 milliard de personnes à accéder à des services de santé de qualité et abordables d’ici 2030, le GFF collabore avec les pays pour mobiliser les ressources nécessaires à l’expansion des soins de santé primaires, avec les travailleurs.euses de la santé communautaire au cœur de cette démarche.

Comme iels vivent dans les communautés qu’iels desservent, ces travailleurs.euses de la santé offrent des soins fondés sur la confiance et une connaissance approfondie du milieu. Iels comprennent les normes culturelles, parlent la langue locale et reconnaissent les défis uniques auxquels les familles font face.

Leur rôle dépasse largement la prestation de services de base. Les travailleurs.euses de la santé communautaire sont souvent les premiers à détecter l’émergence de nouvelles éclosions et à alerter les autorités sanitaires, ce qui en fait une ligne de défense essentielle pour la préparation et la réponse aux pandémies.

soutenir les travailleurs.euses de la santé communautaire au Mali

Avec l’appui du Mécanisme de financement mondial, le gouvernement du Mali renforce les services de santé communautaires et élargit la portée des soins de première ligne en :

  • Développant la main-d’œuvre en santé communautaire : expansion du programme de travailleurs.euses de santé communautaire du Mali afin d’améliorer l’accès aux soins de santé primaires dans les régions mal desservies.
  • Renforçant les chaînes d’approvisionnement : amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels, de l’équipement et des produits nutritionnels afin de permettre aux travailleurs.euses de la santé communautaire de fournir des services de manière efficace.
  • Améliorant le dépistage et le consultations en nutrition : entre 2019 et 2023, la proportion d’enfants dépisté.e.s pour la malnutrition aiguë par les travailleurs.euses de la santé communautaire est passée de 55 % à 90 %, parallèlement à un renforcement de la formation sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants.
  • Élargissant les services pour les groupes vulnérables : amélioration de l’accès aux services de santé pour les adolescent.e.s et renforcement des interventions en matière de violence fondée sur le genre.
  • Mobilisation des ressources nationales pour la nutrition : en partenariat avec la société civile, les administrations locales élaborent des plans d’action en nutrition et renforcent leurs capacités de plaidoyer.
  • Soutien au financement local des services de première ligne ::
    • la municipalité de Sirakorola a créé une nouvelle ligne budgétaire dédiée aux programmes de nutrition communautaire.
    • la municipalité de Muéguetan finance désormais trois organisations de santé communautaires dans le cadre du régime national de sécurité sociale, ce qui renforce la protection financière des prestataires de première ligne. 

Pour Dygrace, ce travail revêt une dimension profondément personnelle. Elle a elle-même été gravement malade et soignée par une infirmière dont la compassion l’a profondément marquée et l’a incitée à se mettre au service de sa propre communauté. Grâce à Dygrace, les familles bénéficient des soins essentiels pour que leurs enfants grandissent en bonne santé. Mais pour soutenir son travail, des investissements solides et prévisibles dans les systèmes de santé de première ligne, de la part de son gouvernement et de ses partenaires, sont essentiels. Alors que nous entamons la dernière phase de notre campagne visant à obtenir un appui important au GFF, le moment d’agir et de faire preuve de leadership est maintenant..

Si le Canada s’engage tôt avec une nouvelle contribution au GFF lors des Réunions de printemps 2026 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril, il pourra donner l’impulsion nécessaire pour encourager d’autres pays à emboîter le pas et veiller à ce que des travailleurs.euses de la santé communautaire comme Dygrace disposent du soutien nécessaire pour permettre aux enfants de survivre et de s’épanouir.

La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en s'engageant à verser 340 millions de dollars au cours des cinq prochaines années lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril.

histoire

Ndeye Coumba Dieng, sage-femme au poste de santé de Fass Mambaba, région de Kaffrine, Sénégal © LP Media/Mécanisme de financement mondial (GFF).

Ndeye a toujours rêvé de travailler dans le domaine de la santé. Recrutée dans le cadre d’un projet cofinancé par le GFF et la Banque mondiale, elle est devenue la première sage‑femme à servir la communauté de Fass Mambaba. Pourtant, une fois en poste, elle a dû relever de nouveaux défis, notamment gagner la confiance de familles qui n’avaient jamais eu accès à des soins de qualité dans leur village auparavant.

vidéo

Au Nigeria, les mères, les sages-femmes et les autres travailleurs.euses de la santé collaborent toustes pour améliorer la santé reproductive de leurs communautés et garantir que les enfants bénéficient des services essentiels.

Découvrez-en plus sur le rôle essentiel du GFF dans cette démarche en regardant ce vidéo.

1 au 7 avril : Semaine mondiale des travailleurs.euses de la santé
7 avril : Journée mondiale de la santé
13 au 18 avril : Réunions de printemps de la Banque mondiale
19 au 25 avril : Semaine nationale de l’action bénévole
24 au 30 avril : Semaine mondiale de la vaccination
25 avril : Journée mondiale de lutte contre le paludisme
Consultez notre calendrier complet des dates clés.

Tags sur X : @ResultsCda, @DevCanada, @MarkJCarney, @AnitaAnandMP, @RandeepSSarai, @YasirNaqviCDN

contactez le secrétaire d’État

Le mois dernier, nous vous avons encouragé.e.s à rencontrer votre député.e afin de présenter le Mécanisme de financement mondial et d’expliquer pourquoi le Canada devrait investir dans ce mécanisme puissant. Si vous avez eu cette rencontre, n’oubliez pas de nous en informer ! Si ce n’est pas encore fait, continuez vos démarches.

Il est maintenant temps de passer à l’étape suivante. Envoyez un courriel à l’honorable Randeep Sarai, secrétaire d’État (Développement international) du Canada, à randeep.sarai@parl.gc.ca, en mettant votre député.e en copie, pour l’exhorter à annoncer une contribution de 340 millions de dollars au Mécanisme de financement mondial lors des Réunions de printemps 2026 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril.

Dans votre courriel, soulignez qu’un engagement précoce du Canada enverrait un signal fort aux autres donateurs, contribuant à mobiliser des investissements supplémentaires pour renforcer les soins de santé primaires, soutenir les travailleurs.euses de la santé de première ligne et accélérer les progrès vers l’élimination des décès maternels et infantiles évitables. Toutes les informations dont vous avez besoin se trouvent dans l'appel à l'action de ce mois-ci et vous pouvez joindre à votre courriel cette courte fiche d’information sur le GFF .

Si vous recevez une réponse, faites‑le‑nous savoir avant signalant votre action ou en nous écrivant par courriel à action@resultscanada.ca.

Votre voix peut contribuer à faire en sorte que le Canada fasse preuve de leadership à un moment charnière :alors que les systèmes de santé mondiaux sont sous pression et que les occasions, et les besoins, d’avoir un impact n’ont jamais été aussi évidents.

Conseil d’expert.e : Utilisez notre modèle « ÉPIC » of effective communication to get your message across clearly.

écrivez une lettre ouverte aux journaux

Rédiger une lettre ouverte aux journaux est un moyen simple, mais puissant, de démontrer que les Canadien.ne.s se soucient de la santé mondiale et du développement international. Lorsque des journaux locaux publient des lettres, les décideurs.euses y prêtent attention : cela envoie un signal clair que ces enjeux comptent pour les électeurs.rices et les communautés partout au pays.

Vous pouvez soumettre une lettre en tout temps, mais certains moments clés peuvent augmenter vos chances de publication :

  • Pour le Semaine mondiale des travailleurs.euses de la santé (1 au 7 avril ), vous pouvez ainsi mettre davantage en évidence le rôle essentiel des agent.e.s de santé communautaires et des sages-femmes dans la prestation des soins, et expliquer pourquoi des investissements durables sont nécessaires pour les soutenir.
  • À l’occasion de la Journée mondiale de la santé (7 avril) , mettez en valeur comment les investissements dans le GFF renforcent les systèmes de soins de santé primaires et rapprochent des services essentiels des communautés les plus marginalisées. 
  • À l’approche des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (du 13 au 18 avril),  : invitez le Canada à profiter de cette tribune pour annoncer un nouvel investissement dans le GFF et donner le ton aux autres donateurs. Mettez en évidence comment le modèle dirigé par les pays du GFF contribue à renforcer les systèmes de santé, à prévenir les décès maternels et infantiles et à maximiser l’impact de chaque dollar d’aide canadienne.

Pour augmenter encore vos chances de publication, envoyez votre lettre ouverte aux journaux locaux et communautaires.

suivez ces directives étape par étape pour rédiger une lettre ouverte aux journaux

Nos bénévoles consacrent en moyenne 1 à 2 heures à la recherche et à la planification, 30 minutes à la rédaction de leur projet et 15 minutes à sa soumission aux journaux. 

  1. Lisez notre appel à l'action actuel et prenez note de la « demande ». 
  2. Effectuez une recherche sur l’enjeu en question en lisant les nouvelles ou en consultant des sources fiables (comme l’Organisation mondiale de la santé). 
  3. Rédigez votre lettre ouverte aux journaux. Elle n’a pas besoin d’être parfaite et vous n’avez pas besoin non plus d’être un.e expert.e pour avoir une opinion.
    • Dressez la structure de votre lettre en utilisant le modèle « ÉPIC »
    • Synthétisez au maximum – 150 à 200 mots. Plus votre lettre sera claire et concise, plus vous aurez des chances qu’elle soit publiée. 
    • Concentrez-vous sur votre point de vue à vous et parlez avec votre cœur tout en appuyant votre opinion avec des faits tirés de notre appel à l'action et de vos recherches. 
    • Rappelez-vous de mentionner le problème dès le départ et d’inclure une solution au problème soulevé – qui est généralement la « demande » se trouvant dans l' appel à l'action
    • Rédigez un titre accrocheur qui attirera l’attention de vos lecteurs et lectrices. 
    • Révisez votre texte en vous assurant qu’il respecte un langage inclusif. Jetez un œil aux meilleures pratiques pour adopter une approche anti-oppression. 
  4. Déterminez si vous envoyez votre lettre ouverte à un seul journal ou à plusieurs. Si vous le transmettez à plusieurs journaux, ajoutez leurs adresses courriel dans le champ Bcc. Utilisez notre liste decontacts médias for options.  
  5. Appuyez sur « envoyer » – félicitations ! N'oubliez pas de nous faire savoir que vous avez envoyé une lettre au moyen de notre formulaire ou en informant votre chef.fe de groupe. Si vous ne faites pas partie d'un groupe, contactez-nous à action@resultscanada.ca. Si vous n'êtes pas encore bénévole, joignez-vous à nous !!
  6. Envoyez votre lettre ouverte à votredéputé.e— même si elle n’a pas encore été publiée —pour leur faire part de votre opinion. 

votre lettre a-t-elle été publiée?

  1. Effectuez une recherche sur Internet avec votre nom et une phrase clé tirée de votre lettre ouverte quelques semaines après l’avoir soumise si vous n’avez toujours pas eu de nouvelles.  
  2. Si votre lettre est publiée, remplissez ce formulaire
  3. Partagez-le sur les médias sociaux et assurez-vous de taguer @ResultsCda et votre député.e ! 
  4. Continuez de soumettre des lettres ouvertes aux journaux pour nos futurs appels à l’action et vous pourriez devenir un expert en édition comme Adil.
  • Jetez un œil à notre ressource éducative pour en apprendre plus sur la rédaction de lettres ouvertes aux journaux (15 min.)
  • Faites le lien entre votre lettre ouverte et un enjeu d’actualité – référez-vous à notre liste dedates importantes, mots-clics, étiquettes et mots-clés.
  • Répondez à un article publié récemment. Cela pourra vous servir d’accroche.
  • Collaborez avec d’autres bénévoles. Rien ne vous empêche de soumettre une lettre écrite à plusieurs mains!
  • Vous parlez une autre langue ? Soumettez votre lettre ouverte à des journaux qui publient dans cette langue.
  • Considérez écrire une lettre d’opinion si vous avez beaucoup de matériel de recherche et que 200 mots ne suffisent pas !

N’oubliez pas de nous dire que vous avez passé à l’action !

pour communiquer avec nous

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