
« Il y a cinq ans, le monde a été confronté à une pandémie mondiale qui a bouleversé les économies, les sociétés et les systèmes de santé. La réponse à la COVID-19 a montré ce qu’il est possible de faire lorsque la science, les politiques et la solidarité mondiale s’alignent… Aujourd’hui, cette mission est encore plus urgente. »
- Dre Mona Nemer, Conseillère scientifique en chef du Canada
En septembre 2024, Virus Marburg a frappé le Rwanda pour la première fois. Il s’agit de l’une des maladies humaines les plus mortelles connues, avec un taux de létalité de 88 % et aucun vaccin approuvé ; les responsables de la santé ont donc fait face à un compte à rebours terrifiant.
Mais iels étaient prêt.e.s.
Quelques semaines auparavant, les autorités rwandaises avaient discrètement organisé un exercice d’entraînement pour faire face à ce scénario précis. Cela a fait toute la différence. Dans les dix jours qui ont suivi l’apparition de l’épidémie, les travailleurs.euses de la santé ont reçu un vaccin expérimental dans le cadre d’un essai clinique. L’épidémie a été maîtrisée. Des vies ont été sauvées, et une crise mondiale potentielle a été évitée.
Le Rwanda nous a montré ce que dix jours de préparation peuvent accomplir. La COVID-19 a montré ce qu’il est possible de faire lorsque le monde se mobilise, mais aussi ce que cela coûte lorsqu’il se mobilise trop tard : 15 millions de vies perdues et 13 800 milliards de dollars américains pour l’économie mondiale. Et voici ce qui rend cela encore plus difficile à accepter : 8 millions de ces décès auraient pu être évités si les vaccins avaient été prêts en 100 jours.
La prochaine menace n’attendra pas. Les capacités scientifiques n’ont jamais été aussi grandes, et pourtant, les fondements politiques et financiers qui sous-tendent cette science n’ont jamais été aussi fragiles. Pour le Canada, les raisons des investissements immédiats sont claires : le coût de l’inaction est bien plus élevé que celui de l’action.
La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.
Dans un monde interconnecté, aucun pays n’est à l’abri d’une nouvelle épidémie. La COVID-19 a prouvé que le rythme de la science détermine si une épidémie est maîtrisée ou si elle se transforme en une crise mortelle qui bouleverse nos vies. Et pourtant, le Canada suit des tendances mondiales dangereuses et se détourne des investissements dans la santé mondiale, y compris la recherche, le développement et l’innovation dans ce domaine. Au lieu de cela, nous réorientons nos ressources vers les dépenses militaires traditionnelles.
Réduire les investissements dans la science pour financer la défense ne renforce pas notre sécurité, cela nous rend plus vulnérables. Investir dans la recherche et le développement de vaccins, c’est investir dans des vies sauvées, des économies protégées et des sociétés stabilisées.
Les faits sont clairs : depuis 1974, la vaccination à elle seule a permis d’éviter 154 millions de décès, dont 146 millions d’enfants de moins de 5 ans.
Fondée en 2017, Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) a été créée pour accélérer le développement de vaccins contre les menaces liées aux maladies infectieuses émergentes. Lorsque la COVID-19 a frappé, la CEPI a agi rapidement, aidant à coordonner la livraison de près de 2 milliards de doses de vaccins à 146 pays, en particulier ceux qui en avaient le plus besoin, et a contribué à sauver plus de 2,7 millions de vies.
La CEPI a récemment lancé sa stratégie la plus ambitieuse à ce jour. CEPI 3.0 financera la « Mission des 100 jours » en veillant à ce que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces, prêts à être utilisés et accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin, dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie. Il s’agit d’un plan concret et chiffré visant à faire passer le monde d’une situation où l’on se démène pour réagir à une situation où l’on a véritablement les moyens d’y faire face.
La santé mondiale et l’innovation en matière de vaccins sont des intérêts nationaux fondamentaux, et, comme l’a montré la COVID-19, la préparation aux pandémies est la responsabilité de tout le monde. Cela exige une réponse pangouvernementale, dans laquelle les secteurs de la finance, de l’industrie, de la défense et du développement international unissent leurs efforts dans la même direction : un Canada prospère dans un monde sain, sûr, sécurisé et prêt à faire face à la prochaine pandémie mondiale.
À l’approche du Sommet du G7 en juin, le Canada a une occasion rare de montrer son engagement en faveur de la sécurité sanitaire mondiale et de la science qui assure la sécurité du monde. Si le Canada verse 125 millions de dollars sur 5 ans — soit moins que le coût d’une seule journée de notre réponse à la COVID-19, qui s’est élevée à 624 milliards de dollars — il deviendra l’un des pays investissant le plus dans la CEPI et ouvrira la voie pour que d’autres responsables politiques augmentent leurs investissements.
Le Rwanda nous a montré ce que dix jours de préparation peuvent apporter. Les dix prochains jours se préparent en ce moment même. Le Canada doit y participer.
La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.
dernières nouvelles de nos campagne
un avenir à vivre
histoire
Un plan pour protéger les vies et les moyens de subsistance contre un tueur transmis par les moustiques
Pour le professeur George Warimwe, la lutte contre la fièvre de la vallée du Rift est une affaire personnelle. Élevé à Nairobi, ses grands-parents ont vendu leur bétail pour payer ses frais de scolarité. Aujourd’hui, scientifique à l’Université d’Oxford, il dirige le tout premier essai clinique sur un vaccin humain contre une maladie qui a marqué sa vie de part et d’autre.
La fièvre de la vallée du Rift est un virus transmis par les moustiques qui peut provoquer des hémorragies graves, une inflammation du cerveau et la cécité ; dans sa forme la plus grave, elle tue jusqu’à 50 % des personnes infectées. Elle touche de manière disproportionnée les communautés rurales d’Afrique, où les gens vivent et travaillent en étroite proximité avec les animaux. Le changement climatique élargissant l’aire de répartition des moustiques vecteurs de la maladie, les épidémies deviennent plus fréquentes et se propagent à de nouvelles régions. Il n’existe aucun vaccin approuvé pour les êtres humains. La CEPI finance des essais cliniques pour un vaccin candidat prometteur au Kenya, des travaux qui pourraient un jour protéger des millions de personnes en Afrique et au-delà.
« C’est vraiment passionnant de pouvoir apporter une solution ici au Kenya, dans le pays où j’ai grandi. » dit Warimwe.
balado
Abonnez-vous à One Crisis After Another, une série de balados du Pandemic and Emergency Readiness Lab. Au fil des épisodes, les personnes invitées réfléchissent à ce que la COVID-19 a révélé, aux lacunes qui subsistent en matière de préparation et à ce qu’il faudra pour mettre en place des réponses plus résilientes et mieux coordonnées.
6 mai : La foire scientifique de Résultats Canada sur la Colline
17-21 mai : Assemblée mondiale de la Santé, Genève
9-12 juin : Conférence sur la sécurité sanitaire mondiale
15-17 juin : Sommet des leaders du G7
Tags sur X : @ResultsCda, @DevCanada, @MarkJCarney, @AnitaAnandMP, @RandeepSSarai, @YasirNaqviCDN
Envoyez un courriel à l’honorable Mélanie Joly, ministre de l’Industrie (melanie.joly@ised-isde.gc.ca), et à l’honorable David J. McGuinty (david.mcguinty@forces.gc.ca), ministre de la Défense nationale, pour plaider en faveur de l’investissement du Canada dans la CEPI et la Mission des 100 jours. N'oubliez pas de mettre votre député en copie dans votre courriel (vous ne savez pas qui c'est ? Entrez votre code postal sur le site de la Chambre des communes pour trouver ses coordonnées).
Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des menaces d’épidémie grandissantes, la préparation aux pandémies n’est pas seulement une question de santé ; c’est une question de sécurité nationaleVotre courriel est l’occasion de faire valoir cet argument directement auprès des ministres qui ont le plus besoin de l’entendre. Rappelez-leur que le rythme de la science — c’est-à-dire la vitesse à laquelle les vaccins peuvent être développés et déployés — détermine si la prochaine épidémie sera maîtrisée ou si elle dégénérera en crise. Réduire les investissements dans la recherche et l’innovation en matière de vaccins ne nous rend pas plus en sécurité, cela nous rend plus vulnérables.
Faites-leur savoir que le Canada dispose d’équipes de recherche de classe mondiale et d’une capacité d’innovation en matière de vaccins, et qu’un investissement dans la CEPI renforce à la fois la sécurité mondiale et la science canadienne. À l’approche du Sommet du G7 en juin, le moment est venu pour le Canada de manifester son engagement.
Joignez cette fiche d’information à votre courriel pour leur fournir davantage de renseignements.
Conseil d’expert.e : Utilisez notre modèle « ÉPIC » of effective communication to get your message across clearly.
Profitez du prochain Sommet du G7 en juin pour rédiger une lettre ouverte aux journaux soulignant l’occasion qui s’offre au Canada de jouer un rôle de premier plan en matière de sécurité sanitaire mondiale et d’innovation vaccinale. Les représentant.e.s du gouvernement sont en train de décider comment se présenter à ce sommet, et nous avons le temps de nous assurer que le Canada se mobilise pour la population au Canada et dans le monde entier. Toutes les informations dont vous avez besoin se trouvent dans notr appel à l’action.
Rappelez aux responsables politiques et au public que la prochaine pandémie n’est pas une question de « si », mais de « quand », et que le Canada dispose d’un moyen concret et rentable de contribuer à préparer le monde. Rappeler au lectorat que la COVID-19 a coûté au Canada plus de 624 milliards de dollars en dépenses liées à la réponse à la pandémie, et qu’investir dans la CEPI aujourd’hui ne représente qu’une fraction du coût du manque de préparation.
Un lien personnel avec l’enjeu, en tant que travailleur.euse de santé, scientifique, parent ou simplement résident.e du Canada ayant vécu la COVID-19, permettra à votre lettre de se démarquer. Pour augmenter vos chances de publication, soumettez votre lettre aux journaux locaux et communautaires ainsi qu’aux médias nationaux
Votre voix compte. Les lettres ouvertes aux journaux sont l'un des moyens les plus efficaces de montrer aux député.e.s que leurs électeurs.rices suivent ce qui se passe.
Nos bénévoles consacrent en moyenne 1 à 2 heures à la recherche et à la planification, 30 minutes à la rédaction de leur projet et 15 minutes à sa soumission aux journaux.
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