La rédaction d’une lettre ouverte aux journaux permet de faire entendre son opinion rapidement. Elle ne nécessite pas beaucoup de recherche et peut être brève et concise – il suffit de 150 à 200 mots! Quand le temps presse, on choisit de rédiger une lettre ouverte aux journaux.
conseil d'expert
Une fois la lettre soumise, on peut chercher notre nom sur internet ou faire un suivi avec le journal pour s’informer si elle a été publiée ou quand elle le sera.
conseil pratique
Votre lettre n’a pas besoin d’être parfaite et il n’est pas nécessaire d’être un.e expert.e pour donner votre opinion. Il suffit d’avoir un enjeu qui vous tient à cœur.
« Nous sommes les yeux et les oreilles de notre population, et nous savons ce qui se passe dans chaque famille. Nous faisons partie intégrante de la communauté, nous redonnons confiance aux familles et nous leur offrons un accès à des services indispensables. » - Blanca Flor Rosales Borrego, travailleuse de santé communautaire, Pérou
Dans le district de Nchelenge, en Zambie, Dygrace Lukwesa fait du porte-à-porte dans les villages de sa communauté, soignant les enfants malades, aidant les femmes à accoucher en toute sécurité et apprenant aux parents comment protéger leur famille contre la malnutrition. Dans ces communautés isolées, Dygrace est bien plus qu’une travailleuse de santé. Elle représente un soutien essentiel, maintenant les familles en vie et en lien avec les soins indispensables, une figure reconnue et profondément digne de confiance.
Mais depuis les coupes budgétaires drastiques et soudaines imposées l’année dernière par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Dygrace et bon nombre de ses collègues n’ont pas été payé.e.s pour leur travail. Comme de nombreux.ses travailleurs.euses de la santé, de première ligne, iels sont profondément dévoué.e.s aux communautés qu’iels servent, mais iels doivent aussi subvenir aux besoins de leur propre famille. Sans rémunération, certain.e.s sont contraint.e.s de prendre la douloureuse décision de quitter un travail vital pour gagner un revenu et nourrir leurs enfants. Lorsque cela se produit, le pont déjà fragile entre les communautés isolées et des systèmes de santé surchargés s’affaiblit encore davantage.
Pour chaque dollar investi dans les programmes nationaux de travailleurs.euses de santé communautaire, les gouvernements peuvent obtenir un rendement pouvant atteindre dix dollars. Mais lorsque ces personnes ne peuvent pas faire leur travail, les conséquences sont immédiates et profondes. Chaque journée manquée signifie des enfants non vacciné.e.s, des femmes enceintes privées de soutien essentiel et des cas de malnutrition qui passent inaperçus. Les maladies se propagent plus facilement, les décès évitables augmentent et des décennies de progrès en santé maternelle et infantile risquent d’être compromises.
C’est pourquoi il est essentiel d’effectuer un investissement durable dans les travailleurs.euses de première ligne.
Le Mécanisme de financement mondial (GFF) reconnaît le rôle indispensable des travailleurs.euses de la santé communautaire dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires, surtout dans les zones reculées, isolées ou affectées par des conflits.
La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en s'engageant à verser 340 millions de dollars au cours des cinq prochaines années lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril.
comment fonctionne le GFF
Dirigé par les pays et efficace : Le GFF relie les financements des donateurs.rices aux plans nationaux de santé, en concentrant les ressources sur les services les plus efficaces pour les femmes et les enfants.
Petites subventions, effet de levier important : Les petites subventions du GFF attirent des financements beaucoup plus importants de la Banque mondiale, multipliant ainsi les ressources consacrées à la santé.
Investissement rentable : Pour moins de 100 dollars par personne et par an, des soins de santé primaires efficaces peuvent prévenir jusqu’à 90 % des décès d’enfants. Les pays du GFF réduisent leur taux de mortalité plus rapidement que la moyenne mondiale.
Des économies plus fortes et de meilleurs partenaires commerciaux : Le GFF aide les enfants à rester en santé et à demeurer à l’école. Des populations en meilleure santé et mieux éduquées sont plus productives tout au long de leur vie, ce qui élargit les futurs bassins de main-d’œuvre, les marchés de consommation et les partenaires commerciaux.
Transition de l’aide vers des partenariats mutuellement bénéfiques : À mesure que les pays progressent et réduisent la mortalité, plusieurs d’entre eux cesseront de bénéficier du financement du GFF et se réengageront en tant que partenaires économiques et de connaissances.
Une plus grande stabilité mondiale : En soutenant des systèmes de santé fiables et abordables et la création d’emplois, le GFF aide les pays à gérer les transitions démographiques et économiques, ce qui réduit les inégalités, les troubles sociaux et les migrations forcées.
En tant que partenaire clé soutenant l'objectif de la Banque mondiale d’aider 1,5 milliard de personnes à accéder à des services de santé de qualité et abordables d’ici 2030, le GFF collabore avec les pays pour mobiliser les ressources nécessaires à l’expansion des soins de santé primaires, avec les travailleurs.euses de la santé communautaire au cœur de cette démarche.
Comme iels vivent dans les communautés qu’iels desservent, ces travailleurs.euses de la santé offrent des soins fondés sur la confiance et une connaissance approfondie du milieu. Iels comprennent les normes culturelles, parlent la langue locale et reconnaissent les défis uniques auxquels les familles font face.
Leur rôle dépasse largement la prestation de services de base. Les travailleurs.euses de la santé communautaire sont souvent les premiers à détecter l’émergence de nouvelles éclosions et à alerter les autorités sanitaires, ce qui en fait une ligne de défense essentielle pour la préparation et la réponse aux pandémies.
soutenir les travailleurs.euses de la santé communautaire au Mali
Avec l’appui du Mécanisme de financement mondial, le gouvernement du Mali renforce les services de santé communautaires et élargit la portée des soins de première ligne en :
Développant la main-d’œuvre en santé communautaire : expansion du programme de travailleurs.euses de santé communautaire du Mali afin d’améliorer l’accès aux soins de santé primaires dans les régions mal desservies.
Renforçant les chaînes d’approvisionnement : amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels, de l’équipement et des produits nutritionnels afin de permettre aux travailleurs.euses de la santé communautaire de fournir des services de manière efficace.
Améliorant le dépistage et le consultations en nutrition : entre 2019 et 2023, la proportion d’enfants dépisté.e.s pour la malnutrition aiguë par les travailleurs.euses de la santé communautaire est passée de 55 % à 90 %, parallèlement à un renforcement de la formation sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants.
Élargissant les services pour les groupes vulnérables : amélioration de l’accès aux services de santé pour les adolescent.e.s et renforcement des interventions en matière de violence fondée sur le genre.
Mobilisation des ressources nationales pour la nutrition : en partenariat avec la société civile, les administrations locales élaborent des plans d’action en nutrition et renforcent leurs capacités de plaidoyer.
Soutien au financement local des services de première ligne ::
la municipalité de Sirakorola a créé une nouvelle ligne budgétaire dédiée aux programmes de nutrition communautaire.
la municipalité de Muéguetan finance désormais trois organisations de santé communautaires dans le cadre du régime national de sécurité sociale, ce qui renforce la protection financière des prestataires de première ligne.
Pour Dygrace, ce travail revêt une dimension profondément personnelle. Elle a elle-même été gravement malade et soignée par une infirmière dont la compassion l’a profondément marquée et l’a incitée à se mettre au service de sa propre communauté. Grâce à Dygrace, les familles bénéficient des soins essentiels pour que leurs enfants grandissent en bonne santé. Mais pour soutenir son travail, des investissements solides et prévisibles dans les systèmes de santé de première ligne, de la part de son gouvernement et de ses partenaires, sont essentiels. Alors que nous entamons la dernière phase de notre campagne visant à obtenir un appui important au GFF, le moment d’agir et de faire preuve de leadership est maintenant..
Si le Canada s’engage tôt avec une nouvelle contribution au GFF lors des Réunions de printemps 2026 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril, il pourra donner l’impulsion nécessaire pour encourager d’autres pays à emboîter le pas et veiller à ce que des travailleurs.euses de la santé communautaire comme Dygrace disposent du soutien nécessaire pour permettre aux enfants de survivre et de s’épanouir.
La demande : Alors que les progrès en matière de survie des femmes et des enfants sont soumis à une pression croissante et que les inégalités se creusent, nous exhortons le Canada à poursuivre son soutien de longue date au Mécanisme de financement mondial en s'engageant à verser 340 millions de dollars au cours des cinq prochaines années lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril.
Ndeye a toujours rêvé de travailler dans le domaine de la santé. Recrutée dans le cadre d’un projet cofinancé par le GFF et la Banque mondiale, elle est devenue la première sage‑femme à servir la communauté de Fass Mambaba. Pourtant, une fois en poste, elle a dû relever de nouveaux défis, notamment gagner la confiance de familles qui n’avaient jamais eu accès à des soins de qualité dans leur village auparavant.
Au Nigeria, les mères, les sages-femmes et les autres travailleurs.euses de la santé collaborent toustes pour améliorer la santé reproductive de leurs communautés et garantir que les enfants bénéficient des services essentiels.
Découvrez-en plus sur le rôle essentiel du GFF dans cette démarche en regardant ce vidéo.
à déterminer : Semaine mondiale des travailleurs.euses de la santé 7 avril : Journée mondiale de la santé 13 au 18 avril : Réunions de printemps de la Banque mondiale 19 au 25 avril : Semaine nationale de l’action bénévole 24 au 30 avril : Semaine mondiale de la vaccination 25 avril : Journée mondiale de lutte contre le paludisme Consultez notre calendrier complet des dates clés.