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Budget de 2026

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pourquoi écrire une lettre ouverte aux journaux

La rédaction d’une lettre ouverte aux journaux permet de faire entendre son opinion rapidement. Elle ne nécessite pas beaucoup de recherche et peut être brève et concise – il suffit de 150 à 200 mots! Quand le temps presse, on choisit de rédiger une lettre ouverte aux journaux.

conseil d'expert

Une fois la lettre soumise, on peut chercher notre nom sur internet ou faire un suivi avec le journal pour s’informer si elle a été publiée ou quand elle le sera.

conseil pratique

Votre lettre n’a pas besoin d’être parfaite et il n’est pas nécessaire d’être un.e expert.e pour donner votre opinion. Il suffit d’avoir un enjeu qui vous tient à cœur.

« Dans un monde de plus en plus instable, le désengagement a un coût élevé. » - Centre canadien pour les alternatives politiques

Le 5 novembre, le ministre des Finances du Canada a déposé le Budget de 2026. Bien que nous soyons soulagés de constater qu'il n'y a pas eu de nouvelles réductions de notre budget d'aide, il est décevant de constater qu'il n'y a eu aucun investissement ni même aucune mention de l'aide internationale.  

Nous avons manqué une occasion de revenir sur les coupes budgétaires annoncées pour 2025 et d’investir dans le monde. Nous nous attendions au moins à ce que le gouvernement donne la priorité à un plan visant à contribuer à atténuer les crises humanitaires majeures qui frappent Gaza, le Soudan, la RDC, le Yémen et, malheureusement, tant d’autres pays encore.

Le Canada joue depuis longtemps un rôle important dans les efforts mondiaux de lutte contre la pauvreté. Pourtant, après les compressions massives et dévastatrices imposées l’année dernière à l’aide internationale des États-Unis sous la présidence de Donald Trump, le Canada continue de suivre cette tendance mondiale dangereuse et irresponsable.

ce que le monde risque de perdre en raison des coupes

Les pays du G7, qui fournissent environ les trois quarts de toute l’aide internationale, prévoient deréduire leurs dépenses d’aide de 28 %en 2026. Il s’agirait de la plus importante réduction jamais enregistrée par les membres du G7. Les conséquences de ces compressions sont alarmantes et pourraient entraîner :

Nous voyons les conséquences de ces compressions se manifester sous nos yeux, alors que les éclosions d’Ebola se poursuivent en République démocratique du Congo et en Ouganda. De nombreux.ses expert.e.s affirment que les compressions dévastatrices dans l’aide ont retardé la détection de l’épidémie d’Ebola et que le virus aurait pu se propager pendant des semaines avant que l’épidémie ne soit déclarée. Aujourd’hui encore, les efforts visant à freiner la propagation du virus Ebola sont entravés par un manque de financement, qui complique la recherche des contacts et retarde l’acheminement de l’équipement de protection individuelle aux équipes sur le terrain. Consultez notre étude de cas pour en savoir plus.

At a moment when our world is more fragmented and decades of progress hang in the balance, the Prime Minister has put our country forward as a leader still committed to multilateralism and international cooperation. But leadership requires that Canada hold responsibility for the world in which it seeks to lead. By refusing to reinvest in international aid in Budget 2026, Canada has shown that it refuses the responsibilities that leadership imposes. 

Pourtant, la communauté internationale souhaite voir le Canada exercer un plus grand leadership. Le premier ministre est admiré partout dans le monde pour sa volonté de tenir tête aux États-Unis et de favoriser l’émergence d’une nouvelle coalition de puissances moyennes. Selon les résultats de sondages, le Canada se classe au premier rang des pays que les répondants seraient le plus à l’aise de voir jouer un rôle de premier plan dans les affaires mondiales.

Plus important encore, les Canadien.ne.s souhaitent que leur pays continue de jouer un rôle actif sur la scène internationale. Ils sont fiers.ères des contributions du Canada à la création d’un monde meilleur et en meilleure santé. De récents sondages montrent que :

  • 82% des Canadien.ne.s estiment que le Canada devrait déployer des efforts au moins aussi importants que ceux des autres pays, voire davantage, pour lutter contre la faim, la maladie et la pauvreté chez les enfants des pays les plus pauvres du monde.
  • 65% des Canadien.ne.s affirment ressentir de la fierté lorsque le Canada vient en aide aux enfants des pays les plus pauvres du monde.
  • 63% des Canadien.ne.s considèrent que l’aide internationale destinée à lutter contre la faim et la maladie chez les enfants contribue à rendre le monde plus sûr pour tous, y compris pour la population canadienne.
  • 59% estiment que l’augmentation des dépenses militaires et de défense ne devrait pas se faire au détriment de l’aide internationale.

les coupes menacent la prospérité et la sécurité du Canada

En s’attaquant aux causes profondes de la pauvreté et de l’instabilité à l’étranger, l’aide internationale produit des résultats concrets qui renforcent la prospérité économique, la sécurité nationale et l’influence du Canada dans le monde.

Commerce et résilience économique : L’aide internationale permet au Canada de diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis. Chaque dollar investi dans l’aide internationale génère 1,19 $ en exportations canadiennes. D’anciens pays bénéficiaires de l’aide, comme le Chili, l’Afrique du Sud et le Vietnam, sont aujourd’hui d’importants partenaires commerciaux.

Sécurité nationale : Prévenir les conflits coûte 60 fois moins cher que faire la guerre. Chaque dollar consacré à la prévention permet d’économiser 16 $ en interventions humanitaires. L’aide contribue à freiner l’instabilité à l’étranger avant que ses répercussions n’atteignent le Canada.

Préparation en cas de pandémie : L’aide nous protège contre les pandémies mondiales. Chaque dollar investi dans la préparation, la prévention et la réponse aux pandémies génère environ 14 dollars de retombées économiques et sanitaires.

Solutions conçues au Canada : Des chercheurs.euses et des fabricant.e.s canadien.ne.s étudient les maladies infectieuses (consultez notre carte), mettent au point des outils de santé novateurs, produisent des aliments d’urgence et bien plus encore. Investir dans l’aide soutient leur travail, stimule notre économie, favorise l’innovation au pays et renforce notre résilience.  

Nous pouvons compter sur des champion.ne.s de tous les partis représentés au Parlement qui sont solidaires de notre cause et souhaitent que le Canada réinvestisse dans l’aide internationale. Nous devons, nous aussi, faire entendre notre voix et faire savoir à nos représentant.e.s à Ottawa que nous attendons du Canada, tout comme le reste du monde, bien plus que ce que le budget de 2026 nous a offert.   

Le budget de 2026 a beau avoir été adopté, notre travail de sensibilisation et de mobilisation est loin d’être terminé. Malgré le manque décevant d’ambition de ce budget sur la scène internationale, le Canada aura, au cours des prochains mois, des occasions de contribuer à bâtir un monde meilleur et en meilleure santé en prenant les mesures suivantes :

  • Combattre les maladies mortelles, comme la poliomyélite en investissant dans le développement des outils nécessaires à leur prévention, à leur détection et à leur traitement.
  • Veiller à ce que les femmes, les enfants et les adolescent.e.s du monde entier aient accès à une alimentation suffisante et nutritive pour survivre et s’épanouir.
  • Faire face à la multiplication des crises humanitaires et aux menaces posées par les changements climatiques afin que personne ne soit laissé pour compte.
  • Promouvoir l’inclusion économique pour tous en s’attaquant aux inégalités et aux injustices du système financier mondial.

Le maintien du soutien à ces initiatives permettra de sauver des vies et de préserver l’avenir de millions de personnes partout dans le monde. Toutefois, comme l’a démontré le budget de 2026, le soutien du Canada ne peut être tenu pour acquis. Nous devons nous assurer que les parlementaires et le premier ministre sachent que, malgré ce budget décevant, des agent.e.s de changement engagé.e.s comme nous continuent de se mobiliser et de travailler sans relâche pour bâtir un monde plus sain et plus équitable pour tous.

dernières nouvelles de nos campagne 

La poliomyélite

  • Merci à toutes les personnes qui ont participé au défi #TeamEndPolio sur Strava ! Pendant 30 jours, plus de 100 000 personnes ont cumulé 150 millions de minutes d’activité physique. Chaque minute était consacrée à soutenir les efforts visant à protéger tous les enfants, sans exception, contre la poliomyélite.

vidéo

L’aide internationale fait-elle vraiment une différence ? Découvrez-le dans notre toute dernière vidéo, qui présente 40 façons dont le monde a changé au cours des 40 années écoulées depuis la fondation de la Résultats Canada.

  • Du 18 au 24 novembre : Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens
  • 20 novembre : Journée mondiale de l’enfance
  • 21 novembre : Rencontre de Résultats Canada à Halifax
  • 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

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