appel à l'action

Budget 2026

« Même en temps de guerre, l’éducation demeure le fil qui tisse l’espoir dans la vie des enfants. » 
 – Ola A. A. Alaila, responsable de l’éducation à l’UNICEF, Gaza, État de Palestine

Septembre est un mois de nouveaux départs. Après un long été, les vacances sont terminées et beaucoup reprennent le travail avec une énergie renouvelée : Les député.e.s et les sénateurs.rices retournent au Parlement pour de nouveaux débats, tandis que les élèves reprennent l’école avec de nouvelles attentes.

À cette période de l’année, l’image d’un.e enfant qui se dépêche avec enthousiasme vers son premier jour d’école peut nous sembler familière. Pourtant, pour plus de 273 millions d’enfants dans le monde, ce mois de septembre marquera le début d’une autre année scolaire sans accès à l’éducation. En fait, le nombre d’enfants non scolarisé.e.s n’a jamais été aussi élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.

La demande : Nous demandons au Canada de mettre fin aux compressions dans l’aide internationale dans le budget 2026 et de réinvestir dans notre monde.

pourquoi tant d’enfants ne vont-iels pas à l’école ?

Un nombre croissant de crises qui se chevauchent empêchent les enfants d’aller à l’école. Partout dans le monde, ces crises rendent plus difficile pour les enfants de s’inscrire à l’école, d’y rester et d’obtenir l’éducation de qualité qu’iels méritent : 

  • Les conflits et les déplacements entraînent souvent l’interruption de la scolarité : la guerre et l’instabilité détruisent les écoles, forcent les familles à se déplacer, mettent les élèves et les enseignant.e.s en danger et peuvent interrompre l’éducation d’un.e enfant pendant des années. Plus de 93 millions d’enfants d’âge scolaire touché.e.s par des crises ne fréquentent pas du tout l’école. 
  • La COVID-19 a eu des effets durables sur l’éducation. Les fermetures d’écoles dues à la pandémie ont causé d’énormes perturbations dans l’apprentissage. De nombreux enfants ont pris du retard, ont subi des pressions économiques accrues à la maison ou ont quitté le système scolaire sans jamais y retourner
  • La pauvreté et les inégalités continuent de déterminer qui a accès à l’éducation. Lorsque les familles ont de la difficulté à assumer les coûts liés à l’alimentation, au logement, au transport ou à l’école, l’éducation peut devenir inaccessible. Les enfants peuvent également être contraint.e. s de travailler tôt ou se voir confier des responsabilités de personne proche aidante afin d’aider financièrement leur famille.   
  • Les changements climatiques perturbent de plus en plus l’apprentissage. Les épisodes de chaleur extrême, les inondations, les sécheresses, les tempêtes et d’autres catastrophes liées au climat entraînent la fermeture et l’endommagement d’écoles et perturbent des communautés entières. Rien qu’en 2024, les événements climatiques ont interrompu la scolarité d’au moins 242 millions d’élèves dans 85 pays et territoires. 
  • Les obstacles liés au genre continuent d’empêcher les enfants (en particulier les filles) d’aller à l’école. Le mariage précoce, la violence fondée sur le genre, les responsabilités domestiques et de personne proche aidante, l’insuffisance des installations sanitaires et les normes sociales discriminatoires peuvent tous empêcher les filles de commencer ou de terminer leur scolarité.

Les coupures mondiales dans l’aide internationale, y compris les coupures dévastatrices effectuées l’an dernier par le Canada, exercent une pression encore plus forte sur des systèmes d’éducation déjà fragilisés et contribuent au recul des dépenses consacrées à l’éducation à l’échelle mondiale. Les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure devraient perdre 25 % de l’aide destinée à l’éducation d’ici 2027. Des données récentes montrent que l’aide à l’éducation de base ne représente plus que 30 % de l’aide internationale totale consacrée à l’éducation. Réduire l’aide internationale est un choix, et le Canada ne doit pas refaire ce choix dans le cadre de ce budget.

Réduire les programmes qui permettent aux enfants du monde entier d’apprendre est une décision à courte vue pour le Canada, car des systèmes d’éducation solides peuvent contribuer à réduire les inégalités, à renforcer la cohésion sociale et à favoriser la croissance économique. En fait, investir dans l’éducation est l’un des moyens les plus judicieux de créer des possibilités économiques aujourd’hui : chaque année de scolarité supplémentaire augmente les revenus individuels de près de 10 %. L’éducation est également un investissement dans la paix : une année de scolarité supplémentaire peut réduire le risque de conflit jusqu’à 20 %, tandis que des systèmes d’éducation plus solides contribuent à bâtir des sociétés plus unies et plus résilientes.

pourquoi maintenant et pourquoi le budget ?

Si nous voulons que le budget de 2026 reflète qui nous sommes, nos valeurs et notre conviction que toustes les enfants, où qu’iels vivent, méritent d’avoir accès à une éducation de qualité, nous devons nous assurer que les leaders canadien.ne.s savent que la population du pays se soucie de cet enjeu et souhaite bâtir un monde meilleur. C’est pourquoi nous appelons toustes nos agent.e.s de changement et partenaires à faire entendre leur voix en septembre, avant la soumission du budget.

Alors que les États-Unis ont considérablement réduit leur aide internationale sous la présidence de Donald Trump en 2025, le Canada ne doit pas leur emboîter le pas ni reproduire leurs décisions politiques malavisées. D’autant plus que le Canada peut s’appuyer sur une longue tradition de partenariats mondiaux, de missions de maintien de la paix et d’aide humanitaire.

Pour mieux comprendre pourquoi le mois de septembre est si important pour nos efforts de défense des intérêts en vue du budget, consultez notre blogue intitulé « Plaider en faveur de l’aide ».

Si vous souhaitez en savoir plus précisément sur les conséquences dévastatrices des coupes dans le financement de l’éducation, consultez cette étude de cas sur l’état de l’éducation en Afghanistan depuis les réductions massives de l’aide internationale, qui figure dans notre trousse d’outils sur le budget. 

Jusqu’à la publication du budget de 2026 en octobre ou en novembre, nous passerons à l’action pour faire savoir à nos député.e.s et au ministre des Finances que le Canada doit mettre fin aux compressions dans l’aide internationale. Du 12 au 19 septembre, nous nous joindrons à des centaines d’autres bénévoles, partenaires et allié.e.s qui partagent nos convictions partout au Canada pour une semaine d'action , au cours de laquelle nous communiquerons avec nos député.e.s afin de les exhorter à mettre fin aux compressions prévues dans le budget de 2026.

La demande : Nous demandons au Canada de mettre fin aux compressions dans l’aide internationale dans le budget 2026 et de réinvestir dans notre monde.

dernières nouvelles de nos campagne 

sécuriser l’avenir

  • Merci à tous nos bénévoles qui se sont mobilisé.e.s dans le cadre de la campagne sécuriser l'avenir en soutien à la Mission des 100 jours et à la Coalition pour la préparation aux épidémies et l'innovation. Ensemble, vous avez rédigé 184 184 lettres ouvertes aux journaux, dont 45 ont été publiées, et vous avez contacté directement 31 parlementaires. Il s'agit là d'une pression réelle et soutenue que les décideurs ne peuvent ignorer !
  • Ce travail est d’une importance cruciale en ce moment même. l’épidémie actuelle d’Ebola nous rappelle que la prochaine urgence sanitaire n’est jamais très loin, et que les pays qui investissent aujourd’hui dans la préparation sauvent des vies – et réalisent des économies – demain. Votre plaidoyer porte ses fruits. Lors de nos récentes rencontres avec les pouvoirs publics, nous avons pu constater que les décideurs.ses sont à l’écoute et prennent conscience de la constance de cette pression. Nous continuerons à faire pression sur le Canada pour qu’il soit présent aux moments clés, notamment lors de la réunion de haut niveau des Nations unies sur la prévention, la préparation et la réponse aux pandémies qui se tiendra en septembre prochain, avec un engagement concret, et pas seulement une déclaration.

vidéo

La Messagère de la paix des Nations Unies Malala Yousafzai s’entretient avec Annemarie Hou, directrice exécutive du Bureau des Nations Unies pour les partenariats.

Malala a exhorté les dirigeant.e.s mondiaux.ales à rendre les écoles sécuritaires pour les filles et à protéger le droit de chaque enfant à l’éducation, affirmant que « si vous souhaitez véritablement créer un avenir sûr et durable pour les enfants, alors prenez l’éducation au sérieux ».

histoire

Rencontrez Ola A. A. Alaila, responsable de l’éducation à Gaza

« J’ai choisi de travailler dans le domaine de l’éducation, car c’est le pilier de l’espoir et de la résilience pour les enfants, surtout en période de crise. Depuis mon enfance, je rêve d’aider les enfants à libérer leur potentiel et à transformer leur avenir grâce à l’apprentissage.

En tant que Palestinienne vivant à Gaza, même en temps de guerre, l’éducation demeure le fil qui tisse l’espoir dans la vie des enfants. Je me souviens très bien d’avoir visité un bâtiment incendié où un espace d’apprentissage temporaire avait été aménagé. Malgré les murs noircis et les traces de la dévastation, les salles de classe débordaient de vie. Les enfants étaient assis.es avec enthousiasme sur de petites chaises, leurs voix résonnaient à l’unisson, leurs visages rayonnaient de sourires, comme si la guerre qui faisait rage à l’extérieur avait disparu.

Chaque leçon enseignée est un pas vers la reconstruction non seulement de l’avenir d’un.e enfant, mais aussi de celui de sa communauté. C’est pourquoi je travaille en étroite collaboration avec les enseignant.e.s et nos partenaires pour renforcer les compétences, introduire de nouvelles méthodes d’enseignement et créer des milieux d’apprentissage sécuritaires. Si nous ne soutenons pas l’éducation dans les situations d’urgence, nous risquons de perdre le potentiel d’une génération et sa capacité à bâtir un avenir pacifique. »

#polcan
#Budget2026

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