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pourquoi écrire une lettre ouverte aux journaux

La rédaction d’une lettre ouverte aux journaux permet de faire entendre son opinion rapidement. Elle ne nécessite pas beaucoup de recherche et peut être brève et concise – il suffit de 150 à 200 mots! Quand le temps presse, on choisit de rédiger une lettre ouverte aux journaux.

conseil d'expert

Une fois la lettre soumise, on peut chercher notre nom sur internet ou faire un suivi avec le journal pour s’informer si elle a été publiée ou quand elle le sera.

conseil pratique

Votre lettre n’a pas besoin d’être parfaite et il n’est pas nécessaire d’être un.e expert.e pour donner votre opinion. Il suffit d’avoir un enjeu qui vous tient à cœur.

« Lorsque la prochaine pandémie frappera — et elle frappera — nous devrons être prêt.e.s à y répondre de manière décisive, collective et équitable. »
– Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda constituait une urgence de santé publique de portée internationale, le nombre de décès augmentant rapidement. Sur un bateau de croisière transportant des passagers de plus de 20 pays, une épidémie de hantavirus a montré comment un seul virus peut se propager à travers le monde en quelques jours. Bien que d’ampleur très différente, ces deux événements nous rappellent à quel point le monde peut se retrouver exposé en un clin d’œil.

Ces épidémies révèlent également que le monde ne repart pas de zéro. Dans les deux cas, les équipes de recherche ont déjà mis au point des prototypes de vaccins. La science peut avancer rapidement quand il le faut. Mais pour passer à l’action assez vite afin d’atteindre les communautés qui en ont le plus besoin, un engagement soutenu est nécessaire. D’autres épidémies surviendront, et ce que nous mettons en place aujourd’hui déterminera la manière dont le monde réagira au moment crucial, là où cela compte.

La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.

Au cœur de la lutte mondiale contre la pandémie se trouve la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI). Fondée en 2017, la CEPI accélère le développement de vaccins contre les menaces émergentes, non seulement pour les pays riches, mais aussi pour toutes les communautés qui ont besoin d’être protégées. Sa stratégie la plus ambitieuse à ce jour, CEPI 3.0, finance la Mission des 100 jours : garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.

Pour la COVID-19, cela a pris 326 jours. Si cela avait pris 100 jours, 8 millions de vies auraient été épargnées. La Mission des 100 jours ne consiste pas à prendre des raccourcis. Il s’agit de poser dès maintenant les bases en matière de réglementation, de recherche, de données et de développement de vaccins, afin que le monde soit prêt le moment venu et qu’aucune communauté ne soit oubliée lorsque le compte à rebours commencera.

la CEPI en action

  • Ebola (RDC et Ouganda 2026) : il n’existe aucun vaccin homologué contre la souche à l’origine de cette épidémie. Mais la CEPI travaille d’arrache-pied avec Africa CDC, l’Organisation mondiale de la Santé et les autorités nationales pour faire avancer rapidement le développement d’un vaccin, des données préliminaires indiquant qu’un vaccin existant contre Ebola pourrait offrir une certaine protection croisée.
  • Hantavirus (2026) : Les réseaux financés par la CEPI ont déjà mis au point des prototypes de vaccins pour la famille des hantavirus, et des tests en laboratoire ont montré qu’ils peuvent déclencher une réponse immunitaire. Ces réseaux peuvent être rapidement mobilisés en cas de besoin.
  • Marburg (Rwanda, 2024) : En collaboration avec la CEPI et ses partenaires, le Rwanda a lancé un essai clinique d’urgence sur un vaccin seulement dix jours after the outbreak was declared, with no licensed vaccine available and a historical fatality rate as high as 88%. The outbreak was declared over on décembre 20, 2024, with Rwanda recording one of the lowest Marburg case fatality rates ever seen.
  • COVID-19 (2020) : La CEPI a contribué à la distribution de près de 2 milliards de doses de vaccin dans 146 pays par l’entremise de COVAX, épargnant ainsi plus de 2,7 millions de vies. Ces enseignements, ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, sont intégrés dans toutes les actions menées aujourd’hui par la CEPI.
  • En moins d’une décennie, la CEPI a soutenu plus de 50 vaccins expérimentaux, dont les tout premiers vaccins contre la fièvre de Lassa, le virus Nipah et le MERS jamais testés sur les êtres humains.

Le Canada dispose d’équipes de recherche de renommée mondiale et de fabricant.e.s de vaccins bien établi.e.s (voir notre carte pour plus d’informations). En effet, ces équipes de recherche canadiennes font partie du réseau mondial de la CEPI, apportant les connaissances scientifiques fondamentales qui alimentent la Mission des 100 jours et contribuant à établir les normes selon lesquelles tous les vaccins expérimentaux sont évalués. Les laboratoires canadiens contribuent à l’élaboration des cadres réglementaires qui déterminent la rapidité avec laquelle un vaccin parvient à la population au moment où elle en a le plus besoin. Un nouvel engagement envers la CEPI est également :

  • un investissement dans l’innovation, l’emploi et l’économie au Canada ;
  • un signal indiquant que l’innovation produite ici est destinée à profiter au monde entier ;
  • un message clair du Canada selon lequel la préparation à la pandémie est l’essence même du leadership.

Mais l’innovation seule ne suffit pas. Un vaccin qui existe n’est pas la même chose qu’un vaccin qui vous parvient. La CEPI a été créée en tenant compte de cette réalité :

  • Chaque accord qu’elle signe stipule que les vaccins doivent être mis à la disposition en priorité des personnes qui en ont besoin, où qu’elles se trouvent dans le monde, quelle que soit leur capacité de paiement.
  • Les résultats des recherches financées sont partagés ouvertement, afin que les équipes de recherche du monde entier puissent s’en inspirer.
  • Des stocks de vaccins expérimentaux sont constitués et mis à disposition gratuitement en cas d’épidémie.
  • La CEPI ne travaille qu’avec des partenaires qui partagent ces engagements.

la CEPI et la Mission des 100 jours : les retombées de cet investissement 

  • Chaque année, les pandémies coûtent en moyenne 700 milliards de dollars américains à l’économie mondiale. L’ensemble de la stratégie 2027-2031 de la CEPI ne coûte qu’une fraction de ce montant, soit 2,5 milliards de dollars.  
  • CEPI 3.0 a pour objectif de :   
    • financer le développement de vaccins contre les maladies les plus susceptibles de provoquer la prochaine pandémie. 
    • mettre en place des moyens plus rapides pour développer de nouveaux vaccins lorsque des menaces inconnues apparaissent.
    • renforcer les capacités de production dans toutes les régions du monde afin qu’aucun pays ne soit laissé pour compte lorsque la prochaine épidémie se déclarera. 
    • collaborer avec les scientifiques et les fabricants au Canada, ce qui signifie que cet investissement renforce les capacités de recherche et d’innovation en matière de vaccins du Canada tout en protégeant le monde.
  • On estime que les investissements consacrés à la prévention, à la préparation et à la gestion des pandémies génèrent un retour sur investissement significatif de 14 dollars américains pour chaque dollar dépensé.  

Le monde réduit les budgets consacrés à la préparation aux pandémies alors même qu’il devrait faire exactement le contraire. Les pays du G7 sont en passe de réduire leur aide internationale de 28 % par rapport à 2024. Le Canada a réduit son aide internationale de 2,7 milliards de dollars sur quatre ans. Et le Secrétariat international de préparation aux pandémies avertit le monde qu’il est déjà en retard par rapport à la vitesse et à l’ampleur des menaces émergentes.

Le coût du manque de préparation n’est pas abstrait. La COVID-19 a coûté au Canada plus de 624 milliards de dollars et a plongé entre 88 et 115 millions de personnes dans l’extrême pauvreté (vivant avec moins de trois dollars par personne et par jour) à l’échelle mondiale. Un engagement de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la CEPI, soit moins que le coût d’une seule journée de cette intervention, ferait du Canada l’un des principaux.ales investisseurs.euses de la CEPI et enverrait un signal aux partenaires du G7 indiquant que la préparation aux pandémies n’est pas un poste budgétaire à réduire.

Les épidémies d’Ebola et de hantavirus ne sont pas une prévision, elles sont déjà en cours. La question est de savoir si les outils seront prêts au moment et à l’endroit où ils seront le plus nécessaires. Avec le Sommet des dirigeant.e.s du G7 en juin et la Réunion de haut niveau de l’ONU sur la prévention, la préparation et la réponse aux pandémies en septembre, le Canada a une occasion rare et décisive de répondre à cette question, et de montrer que lorsque le monde avait besoin que les pays se mobilisent, le Canada l’a fait.

La demande : Nous appelons le Canada à défendre la Mission des 100 jours en effectuant des investissements de 125 millions de dollars sur 5 ans en faveur de la stratégie CEPI 3.0, afin de garantir que le monde dispose de vaccins sûrs et efficaces prêts à l’emploi dans les 100 jours suivant la prochaine menace de pandémie.

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histoire

Depuis des décennies, la fièvre de Lassa sème la peur et la mort dans les communautés d’Afrique de l’Ouest. Et depuis des décennies, ces communautés n’ont aucun vaccin vers lequel se tourner. Cela commence à changer. Pour des médecins comme la Dre Kumblytee Johnson au Libéria, qui consacre sa carrière à voir des patient.e.s souffrir d’une maladie largement ignorée par le monde, les premiers essais de phase intermédiaire d’un vaccin contre la fièvre de Lassa revêtent une importance considérable.

« Le jour où ce vaccin sera homologué et commencera à être utilisé dans les cliniques, je me sentirai très bien. Cela prouvera que la recherche sauve des vies et améliore la santé mondiale. » — Dre Kumblytee Johnson

vidéo

Découvrez le dernier épisode de cette série de vidéos du Laboratoire de préparation aux pandémies et aux situations d’urgence de l’Université McGill. Au fil des épisodes, les personnes invitées réfléchissent à ce que la COVID-19 a révélé, aux lacunes qui subsistent en matière de préparation et à ce qu’il faudra pour mettre en place des réponses plus résilientes et mieux coordonnées. Partagez un épisode avec votre réseau.

9 au 12 juin - Conférence sur la sécurité sanitaire mondiale
11 juin - Résultats Canada Assemblée générale annuelle
15 au 17 juin - Sommet des dirigeant.e.s du G7
20 juin - Journée mondiale des réfugié.e.s

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