nous inspirons

en mettant de l’avant des solutions pour mettre fin à l’extrême pauvreté, nous éduquons et incitons à l’action

Nos efforts et notre énergie servent à obtenir le plus grand impact pour les personnes vivant dans la pauvreté. Conjointement avec nos bénévoles, nous demandons aux décideurs du gouvernement fédéral canadien – députés, sénateurs et personnel du gouvernement – d’améliorer les politiques et d’investir monétairement dans la lutte contre la pauvreté mondiale de telle manière que les gens puissent obtenir la santé, l’éducation et les possibilités économiques qu’ils méritent.

767 millions – ou une personne sur dix vit en situation d’extrême pauvreté sur la planète. C’est un monde où la faim et la maladie prospèrent; où nombreux sont les enfants qui n’atteignent pas l’âge d’aller à l’école; ou encore, ne fréquentent pas l’école et où les commodités de base, comme la toilette, sont considérées comme un produit de luxe.

 Parmi les 17 Objectifs de développement durable 2030. Mettre fin à la pauvreté est le premier. Les objectifs ont été établis par les Nations Unies et sont un plan, un guide, pour les personnes, les organisations, le secteur privé et les gouvernements de partout au monde. Ils visent à faciliter la collaboration pour parvenir à un avenir meilleur et durable pour tous. Le Canada s’est engagé à soutenir les Objectifs de développement durable (ODD). Cependant, nous accusons un retard vis-à-vis des autres pays à revenus élevés en matière de montants attribués à l’ aide canadienne (voir "l'importance de l'aide canadianee" ci-dessous)Seul 0,28 % du revenu national brut (RNB) est consacré à l’aide canadienne. Le Canada est donc très loin de la cible de 0,7 % convenue à l’échelle mondiale. Pour mettre les choses en perspectives, cela ne représente que 28 cents pour chaque 100 dollars que gagnent les Canadiens.

 L’investissement dans la lutte contre la pauvreté mondiale n’est pas une question de charité. En tant que chef de file sur la scène mondiale, il est dans l’intérêt du Canada, sur le plan stratégique, de continuer à soutenir les personnes en situation de pauvreté. La pauvreté extrême favorise l’instabilité d’un pays en plus d’avoir des répercussions négatives sur les systèmes qui tendent à créer des environnements sains et des communautés sécuritaires.

Nous fournissons à nos bénévoles de la formation de première qualité en matière de plaidoyer, jumelée à un encadrement, pour qu’ils puissent accomplir le même genre de travail qu’un lobbyiste ou un professionnel des relations publiques – cependant avec l’authenticité, la passion et la crédibilité des gens ordinaires motivés par une mission et non le profit.

nous éduquons

À l’aide de formations, d’outils et de soutien, nous outillons nos bénévoles et décideurs pour qu’ils puissent identifier quelles sont les stratégies, les tactiques et les priorités les plus efficaces pour lutter contre la pauvreté.

nous plaidons

Nous agissons en prenant la parole auprès des médias et des décideurs. Nous nous exprimons pour que le gouvernement canadien respecte ses engagements et pour nous assurer que les solutions visant à mettre fin à la pauvreté se concrétisent.
Je me vois plus chez Résultats Canada comme bénévole parce que je me sens plus passionné par ses valeurs, je me sens plus engagé. Que ça soit les valeurs de l’inclusion, les valeurs de la solidarité, la progression, le monde meilleur, ça on ne peut pas voir ailleurs a part que chez vous.

– Moustapha, bénévole de Résultats Canada

l’importance de l’aide canadienne

Il y a 30 ans, 36 % de la population vivait en situation d’extrême pauvreté. En 2015, seuls 10 % de la population se trouvait en situation d’extrême pauvreté. L’aide au développement fonctionne et elle contribue réellement à soutenir les personnes vivant en situation de pauvreté. De ce fait, elle facilite l’accès à des soins de santé de qualité, à une éducation ainsi qu’à des occasions de développement économique.

Qu’est-ce que l’aide canadienne?

Chaque pays utilise différents termes pour décrire leur contribution financière aux pays à faible et à moyen revenu. L’« aide canadienne » peut servir à décrire ce que le gouvernement du Canada nomme l’« aide internationale ». L’aide internationale, ou le soutien public total au développement durable (TOSSD), est définie comme englobant « tous les flux financiers acheminés vers les pays en développement visant à promouvoir le développement durable ainsi qu’à soutenir les facteurs du développement et relever les défis mondiaux à l’échelle régionale ou internationale. »

Quels types d’activités sont financées par l’aide canadienne?

Une grande partie de l’aide canadienne sert au développement de projets, à l’aide humanitaire ainsi qu’aux efforts de paix et de sécurité. Elle sert également à appuyer des soins de santé de base, l’alimentation, l’éducation, l’eau, l’assainissement et des mesures d’hygiène. À cela s’ajoute des infrastructures et des systèmes de santé, de la formation en santé, des ressources humaines, de la planification familiale, la santé sexuelle et reproductive, le traitement et la prévention des maladies infectieuses et les systèmes alimentaires.

Pourquoi devrions-nous envoyer de l’argent à l’étranger lorsque nous avons des personnes vivant en situation de pauvreté au Canada?

Nous ne pouvons comparer la souffrance de différentes personnes. Toutefois, nous pouvons évaluer notre capacité à prévenir différents types de souffrance. En appuyant les personnes dans les pays à faible et à moyen revenu pour assurer l’éducation de leurs enfants, de la nourriture pour leurs familles et des soins pour ceux et celles dans le besoin, cela profite à tous et à toutes. Cela contribue aussi à prévenir des épidémies, à bâtir des marchés et des communautés durables et à atténuer le risque de conflit violent.

Quel est le montant qu’un pays devrait dépenser en aide et quels sont les pays qui atteignent actuellement leur cible?

Depuis 1970, les Nations unies ont établi, avec entre autres la collaboration du Canada, que les pays développés devraient consacrer 0,7 % de leur produit national brut en aide internationale (dépenses totales en matière d’aide internationale). Parmi les pays qui ont atteint ou surpassé la cible de 0,7 % du RNB on compte :

  • Suède (1.14%)
  • Norvège (1.11%)
  • Luxembourg (1.02%)
  • Danemark (0.73%)
  • Allemagne (0.73%)
  • Royaume-Uni (0.7%)

Autres pays à revenus élevés qui contribue à l’aide:

  • France (0.53%)
  • Belgique (0.47%)
  • Canada (0.31%)
  • Japon (0.31%)
  • Italie (0.22%)
  • États-Unis (0.17%)

En savoir plus.

Combien le Canada consacre-t-il en aide internationale?

Actuellement et annuellement, le Canada verse 6,1 milliards $ (2018) à l’aide. Du 1er avril 2019 au 31 mars 2020, le Canada a dépensé 6,6 milliards $ en aide internationale. Cela représente 0,31 % du revenu national brut du Canada (RNB). Bien qu’il s’agisse d’un montant important, il n’équivaut qu’à 0,31 $ pour chaque 100 $ que gagnent les Canadiens. - Équivaut à environ 2 cafés Tim Hortons par semaine (59 564 $ par année au coût de 2 $ par café). En savoir plus.

Comment la pandémie de COVID-19 a-t-elle affecté l’aide canadienne?

Le gouvernement canadien a accordé plus de 2,5 milliards $ CA en aide internationale afin de répondre à la pandémie de COVID-19. Bien que cette contribution mérite d’être saluée, la pandémie aura des effets importants à long terme sur le plan socio-économique à l’échelle mondiale, particulièrement pour les pays à faible et à moyen revenu. En d’autres termes, la COVID-19 et le manque de coordination dans la réponse mondiale à la pandémie contribuent à accroître les inégalités mondiales. La pandémie nous a fait perdre 25 ans de progrès en matière de développement en seulement quelques mois. C’est pourquoi le Canada doit plus que jamais accroître son aide internationale. Ce n’est qu’en ayant plus de ressources que nous pourrons espérer rattraper ce recul en matière de développement, assurer un accès équitable aux outils de lutte contre la COVID-19 (#CovidNullePart), jouer un rôle de leadership sur la scène internationale, stimuler l’économie mondiale et démontrer notre volonté politique de créer un monde équitable pour tous et toutes. Les investissements du Canada en matière d’aide internationale devraient être à la hauteur des besoins et prendre en compte le fait que nous vivons dans un monde interdépendant. 

Je me demande si nous ne mettons pas trop l’emphase sur les femmes et les filles lorsqu’il s’agit de l’aide canadienne. Qu’en est-il des garçons?

La Politique d’aide internationale féministe du Canada priorise l’investissement dans les femmes et les filles de même que dans des programmes contribuant à l’autonomisation de celles-ci, dans leurs communautés. Cela ne signifie pas que les garçons sont exclus; plutôt, la politique vise à investir dans ce que les preuves semblent indiquer comme étant le principal moteur derrière la réduction de la pauvreté, c’est-à-dire l’autonomisation des femmes et des filles. Il a été prouvé que les investissements dans les femmes et les filles aident à conduire les changements sociaux et structurels qui autonomisent des communautés entières – incluant les garçons et les filles.

De quelle façon l’aide canadienne supporte-t-elle la migration et les réfugiés?

Une partie de l’aide canadienne est dépensée au Canada, soit pour l’installation de réfugiés. À l’étranger, le Canada a contribué au soutien de programmes d’éducation pour les réfugiés, en plus de fournir des soins d’urgence indispensables, notamment de l’eau potable, des mesures d’assainissement et des soins de santé dans des contextes de situation de crise humanitaire.

Comment savons-nous que l’argent que nous donnons aux pays se rend bel et bien aux personnes dans le besoin? Comment nous attaquons-nous à la fraude et à la corruption?

Lorsque le Canada donne de l’argent à l’étranger, Affaires mondiales Canada se doit de suivre un processus d’évaluation des risques très strict qui réduit la possibilité de fraude ou la mauvaise utilisation des fonds gouvernementaux. En fait, Affaires mondiales Canada est reconnu de par le monde pour sa capacité à limiter toute chance de corruption ou de fraudes à l’égard de ses programmes et ce même dans des situations complexes telles que les urgences humanitaires.

En quoi l’aide gouvernementale a-t-elle plus d’impact que celle fournie par des donateurs et donatrices provenant du secteur privé?

Le gouvernement du Canada peut coordonner ses efforts avec d’autres gouvernements du monde et donateurs en investissant l’aide canadienne dans des organisations multilatérales comme GAVI et le Fonds mondial. Ces investissements sont très efficaces puisqu’ils mobilisent d’importants fonds, rassemblent l’expertise de spécialistes, appuient l’innovation, peuvent contribuer efficacement en situation de conflits et donnent une plateforme facilitant l’action, dans chaque pays du monde – ce qu’aucun pays ne peut accomplir seul. S’il advenait que l’aide canadienne soit remplacée simplement par des dons privés versés à des organismes de santé, la même somme d’argent ne pourrait sauver le même nombre de vies que permet d’épargner l’aide canadienne par le biais de ses contributions. Le gouvernement canadien est capable de multiplier les fonds d’une façon non accessible aux individuels ou aux corporations. 

Les Canadiens accordent-ils vraiment de l’importance au développement international?

Un sondage effectué en 2019 démontre que 81 % de la population canadienne croit que le Canada – au même titre que d’autres pays développés – devrait contribuer à sa juste part pour aider les pays en développement. À ce jour, 14 000 Canadiens travaillent dans le secteur à but non lucratif et 2,8 millions de Canadiens vivent à l’étranger. Cela signifie donc que l’aide canadienne soutient le développement de pays que les Canadiens appellent « chez soi ». There are currently 14,000 Canadians employed in the non-profit sector. There are also 2.8 million Canadians living abroad, meaning that Canadian aid supports the development of countries that Canadians also call home. En savoir plus.

Quel rôle joue l’aide canadienne pour lutter contre les changements climatiques?

L’aide canadienne appuie directement les efforts humanitaires qui visent à contrer les crises climatiques comme les désastres naturels, car les changements climatiques sont la principale cause de migration et de déplacement des populations. Puisque les changements climatiques touchent de manière disproportionnée les personnes vivant dans les pays à revenu faible et intermédiaire, l’aide canadienne soutient ceux pénalisés par les changements climatiques, que ce soit dans un contexte humanitaire, par le biais d’infrastructure ou en investissant dans la santé et le bien-être.

Lors du Sommet des dirigeant.e.s du G7 en 2021, le Canada a annoncé qu’il doublerait son financement pour la lutte contre les changements climatiques, soit 5,3 milliards $ au cours des cinq prochaines années. Une telle annonce reconnaît que des mesures d’urgence sont nécessaires pour répondre à la crise climatique et à la menace posée à la biodiversité, qui touchent de manière disproportionnée les populations les plus pauvres et les plus vulnérables.

Actuellement, le budget fédéral n’est pas équilibré donc je m'inquiète de l'investissement dans l'aide. Qu’adviendrait-il si nous maintenions notre niveau d’aide tel qu’il est?

Sans un engagement concret envers l’aide canadienne et un appui en faveur des fonds mondiaux multilatéraux efficaces, nous risquons de perdre du terrain en matière de lutte contre la pauvreté et de transmissions de maladies infectieuses, ce qui en fin de compte serait beaucoup plus coûteux pour notre gouvernement. À titre d’exemple, nous sommes tout prêt de l’éradication de la poliomyélite; à l’échelle mondiale, seuls 20 nouveaux cas sont recensés annuellement. Pourtant, sans un soutien continu, ce nombre pourrait augmenter une fois de plus et la maladie pourrait réapparaître dans des régions dont elle avait totalement disparu. Cela signifie donc que les dépenses antérieures en aide seraient perdues et qu’il serait plus difficile et coûteux de lutter contre cette maladie à l’avenir.

Les Canadiens continueront de voyager à l’étranger et par conséquent, ils demeureront vulnérables face aux menaces que sont l’instabilité et les enjeux de santé mondiale. Dans ces conditions, non seulement l’aide canadienne favorise-t-elle le mieux-être de ceux qui en ont le plus besoin, mais elle protège également la santé et la sécurité des Canadiens. L’aide canadienne se trouve actuellement sous la cible de 0,7 % du PNB. Pourtant, dans un sondage récent les Canadiens et les Canadiennes estiment que l’aide internationale du Canada est 2,5 fois plus élevée qu’elle ne l’est réellement. En choisissant de limiter son aide internationale, le Canada envoie comme message qu’il se contente de jouer un rôle de second plan dans la construction d’un monde plus juste et équitable, ce qui ne correspond pas aux valeurs canadiennes.

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