L’impact de la COVID-19 sur la réduction de la pauvreté dans le monde

Par : RC Intern Publié le 29/05/2020

25 mai 2020

Le La COVID-19 nous a révélé la fragilité des systèmes de santé dans le monde entier, même les plus solides, et son impact se répercutera bien au-delà du secteur de la santé. Une chose est claire : les plus pauvres et les plus vulnérables seront les plus touchés par la pandémie. Oxfam a annoncé que la pandémie pourrait faire basculer un demi-milliard de personnes dans la pauvreté.[1] Les enfants seront particulièrement vulnérables et Vision Mondiale a averti que les effets secondaires de la maladie (notamment le paludisme, le manque de vaccination et la malnutrition accrue) pourraient mettre en danger la vie de 30 millions d’enfants.[2]

Le Canada, avec un grand souci pour la santé mondiale, est un leader en matière de réduction de la pauvreté dans le monde. Il est impératif que nous ne ralentissions pas nos efforts maintenant. Toute intervention réussie dans le cadre de la COVID-19 devra être de nature mondiale et le Canada est bien équipé pour y contribuer.

Voici comment la COVID-19 impacte les questions sur lesquelles travaille Résultats Canada :

tuberculose (TB)

  • En raison de la nature respiratoire de ces deux maladies, les experts s’attendent à ce que les patients atteints de tuberculose et les survivants ayant des lésions pulmonaires soient exposés à un risque accru de maladies graves et de complications s’ils contractent la COVID-19.
  • La COVID-19 a de graves répercussions sur la capacité des patients atteints de tuberculose à être traités.
  • Les ressources affectées à la lutte contre la COVID-19 perturbent les régimes pharmaceutiques et thérapeutiques; la détection active des cas a également été interrompue, empêchant tout nouveau diagnostic de tuberculose et augmentant le risque de résurgence de la maladie. Une étude de modélisation du partenariat Stop TB montre que 6,3 millions de personnes supplémentaires développeront la tuberculose et que 1,4 million en mourra d’ici 2025 en raison de l’impact de la #COVID19. #COVID19.
  • Le Canada devrait soutenir une intervention mondiale en matière de COVID-19 qui tienne compte des besoins des personnes atteintes de maladies transmissibles comme la tuberculose.

vaccination

  • Les mesures relatives à la COVID-19 ont conduit à la suspension de campagnes de vaccination vitales dans le monde entier, les experts prévoyant une augmentation des cas de poliomyélite, de rougeole, de VPH, de fièvre jaune, de choléra et de méningite dans les mois en cours, touchant surtout les enfants.
  • Nous devons veiller à ce que des programmes comme ceux soutenus par L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) et soient Gavi, l’Alliance du Vaccin reçoivent, dès que cela sera possible de le faire en toute sécurité, le soutien dont ils ont besoin pour intensifier les efforts de vaccination.
  • Il est essentiel de soutenir le développement d’un vaccin contre la COVID-19 et le Canada y contribue par sa récente promesse de verser 40 millions de dollars à la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI)
  • Il est tout aussi important de veiller à ce que le vaccin parvienne à ceux qui en ont le plus besoin grâce à un soutien continu à Gavi, l’Alliance du vaccin.

eau, assainissement et hygiène (WASH)

  • L’un des meilleurs moyens de prévenir la COVID-19 et la propagation d’autres maladies infectieuses est le lavage des mains. Toutefois, un établissement de santé sur six dans le monde ne dispose pas d’installations pour le lavage des mains, sans compter que deux personnes sur cinq n’en ont pas chez elles.
  • Avec un accès limité à l’eau propre pour le lavage des mains, les experts prévoient que la COVID-19 se répandra plus rapidement, créant un risque plus élevé de maladie avec un taux de transmission plus important.
  • Des organisations canadiennes comme WaterAid sont à la tête de la stratégie mise en place pour la COVID-19. Elles mettent en place des installations de lavage des mains dans les endroits qui en ont besoin et soutiennent des campagnes de sensibilisation pour encourager les bonnes pratiques d’hygiène.

nutrition

  • La pandémie de COVID-19 pèse lourdement sur les systèmes sanitaires, alimentaires et économiques des pays les plus développés du monde. L’impact sur les pays à revenu faible et moyen, déjà vulnérables, sera encore plus prononcé en raison de la pandémie, menaçant de provoquer des pics mondiaux d’insécurité alimentaire et de malnutrition.
  • Au niveau mondial, près de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans sont dus à la sous-alimentation. La sous-alimentation expose les enfants à un risque accru de retard de guérison et de décès dus à des maladies infectieuses. On estime que plus de 5 millions d’enfants supplémentaires pourraient souffrir de sous-alimentation, soit une augmentation de près de 40 % par rapport aux chiffres actuels.
  • Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies a également signalé que la COVID-19 pourrait exacerber la faim et l’insécurité alimentaire dans le monde, entraînant potentiellement une famine dans les pays à faible revenu.
  • Pour assurer que les enfants reçoivent les nutriments dont ils ont besoin pour grandir et s’épanouir, une intervention mondiale du Canada doit tenir compte des effets secondaires de la pandémie, notamment en matière de nutrition.

l’éducation

  • La COVID-19 a entraîné la fermeture d’écoles; plus de 1,5 milliard d’élèves dans le monde entier restent chez eux et sont confrontés à des perturbations non seulement dans leur apprentissage, mais aussi dans les programmes offerts par l’école, notamment l’accès à la nourriture et à la vaccination.
  • Le Canada est un ardent défenseur de l’éducation à l’échelle mondiale. Il est essentiel que nous priorisions les moyens qui permettent de maintenir l’apprentissage chez les enfants. Il faut encourager une variété de solutions — de niveau technologique élevé, faible et non technologique — y compris la transition vers l’apprentissage par radio et Internet pour les communautés, pour les réfugiés et pour ceux qui sont dans les camps de personnes déplacées.
  • Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables lorsqu’ils ne sont pas à l’école. Nous devons continuer à surveiller, à combattre et à intervenir face à la violence fondée sur le sexe, devant le travail infantile et autres formes d’exploitation.
  • Nous devons soutenir les enseignants durant cette période par le biais du développement professionnel et en fournissant des ressources et des plateformes visant à rendre l’apprentissage à domicile plus efficace pour les étudiants et pour assurer la continuité de l’éducation.

égalité des genres

  • La COVID-19 touche principalement les femmes et les jeunes filles, car elles sont souvent les principales soignantes à la maison et forment la majorité des travailleurs de la santé de première ligne, ce qui les expose à un risque accru d’infection et de transmission.
  • Une augmentation des cas de violence domestique a été enregistrée depuis l’apparition de la COVID-19, tant au pays qu’à l’étranger — il est crucial que le Canada en tienne compte dans ses interventions liées à la pandémie.
  • Le Canada doit tenir compte de la perspective de genre dans tous les aspects de sa démarche liée à la COVID-19. Ainsi, les femmes et les filles seront protégées et auront accès aux services de soutien essentiel. Il doit aussi utiliser son leadership pour encourager d’autres pays à faire de même.

[1] Oxfam communiqués de presse d'avril 2020

[2] World Vision COVID-19 Aftershocks April 2020 (en anglais seulement)

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