Choses à faire et à ne pas faire : comment parler de la pauvreté et du coronavirus

Par : Lisa Publié le 26/03/2020

Les mots ont une vraie force et notre façon de communiquer, en tant que militant(e) pour la santé mondiale, est importante. Voici quelques conseils qui vous aideront à parler de la pauvreté et du coronavirus :

À FAIRE : placer les communautés marginalisées au centre du message 

Exemple : « Avec le coronavirus ou toute pandémie, nous savons que ce sont les communautés touchées par la pauvreté et déjà poussées à la marginalisation qui font face aux plus grands risques. Les virus ne font pas preuve de discrimination, mais les personnes et les politiques, elles, le font trop souvent. »

À FAIRE : faire un lien entre les enjeux persistants de pauvreté et la pandémie

Exemple : « En temps de crise, la satisfaction des besoins essentiels, comme se nourrir et avoir accès à un logement abordable, est encore plus importante – et même menacée. Qu’il s’agisse du coronavirus ou d’autres urgences sanitaires mondiales, il nous faut des systèmes mondiaux de prestations de soins de santé qui sont solides, des partenariats internationaux et le respect des droits de la personne. Un souci d’équité doit mener la réponse politique apportée à cette pandémie. »

À FAIRE : s’opposer à la xénophobie

Exemple :  « En marge de la propagation du coronavirus, nous voyons aussi la peur, les préjugés et la xénophobie se répandre. Cela signifie que notre réponse doit porter non pas seulement sur la science, mais aussi sur la solidarité. Les enjeux de santé mondiale ne sont pas résolus par l’isolement, ils le sont par le partenariat. »

À NE PAS FAIRE : faire appel accidentellement à des images nuisibles

Évitez le langage qui met le blâme sur une personne plutôt que sur une maladie (par exemple : dire qu’une personne « infecte les autres » ou « propage le virus » ou la qualifiée de « porteuse de la maladie »). N’abusez pas des mots comme « menace » ou même « infectieux » s’ils ne sont pas nécessaires. Et, dans le contexte de la pandémie, soyez extrêmement prudents lors de conversations touchant aux frontières ou à l’immigration.

À NE PAS FAIRE : se servir de « notre » sécurité pour justifier une action mondiale

En santé mondiale, nous voyons souvent l’argument suivant : investir là-bas pour maintenir notre sécurité ici. Et ce n’est pas faux. Prioriser la santé dans les pays à faible revenu est avantageux pour la sécurité et les activités économiques partout dans le monde. Toutefois, même si ce n’était pas bénéfique pour le Canada, nous savons que c’est nécessaire (la malnutrition n’est pas contagieuse, mais mettre fin à la malnutrition demeure la bonne chose à faire!).

À NE PAS FAIRE : exploiter l’épidémie comme un simple « élément accrocheur »

Il y a une énorme différence entre lier le coronavirus à la lutte contre la pauvreté dans son ensemble et utiliser le coronavirus uniquement comme excuse pour parler d’un autre problème. Opposer un problème à l’autre n’aide pas non plus. Au lieu, nous pouvons nous concentrer sur les solutions qui sont importantes pour cette pandémie ET pour les crises en cours comme la vaccination et les vaccins ou l’épidémie mondiale de tuberculose.

pour communiquer avec nous

Générer la volonté politique nécessaire pour mettre fin à l’extrême pauvreté.
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